Dans un post du 8 janvier 2015 sur Blastingnews (A quoi servent les Verts en France), je m’interrogeais à haute voix sur l’image piteuse de l’écologie politique que donnent les Verts. Plus préoccupés par les disputes pour les places, Duflot a été ministre, Cosse, Placé, Pompili le sont. La défaite de Duflot aux Primaires participe de cet enfantillage politique des Verts qui passent plus de temps à casser leurs jouets sémantiques et de débats qu’à constituer une force alternative et attractive. L’écologie politique est, semble-t-il, morte en France. La COP21 a été organisée sans eux, même si en 2007 Nicolas Hulot a réussi un tour de France : obliger les différents candidats à signer sa charte pour l’écologie. Duflot porte en elle une grande partie de la division des Verts après avoir bénéficié de l’idée géniale de Cohn Bendit d’associer le mouvement Europe #Ecologie et les Verts. Elle a mis Cohn Bendit à la porte, réduit la plupart de ses amis au silence, elle a bâti sa propre carrière en devenant député de Paris et ministre du logement.

 

#Cécile Duflot est comme un papillon attiré par la lumière du « moi je », un papillon qui dans l’obscurité est monté très vite vers la lumière et a fini par se cogner contre une lumière trop forte pour elle. A force de marginaliser ses petits copains, Duflot est en train de connaitre dans la République un destin identique à celui de Michelle Barzac dans les années 1990 au RPR. On peut ranger dans la même catégorie Rama Yade à laquelle Sarkozy a tout donné à partir de 2007. Elle aussi, comme un papillon, s’est écrasée contre la lumière du politique. En arrivant troisième avec 24,1% de voix contre 35,61% à Yannick Jadot (1er lors du premier tour des Primaires) et 30.6% pour Michel Rivasi (2ième), Duflot déclare soutenir le vainqueur dont on peut penser que ce sera Jadot. Le soutien au vainqueur permet à Duflot de ne pas sortir du jeu politique et de la confrérie des Verts. Elle espère encore négocier son poste de député de la capitale en direction duquel lorgnent plusieurs socialistes qui souhaitent lui faire payer son manque de solidarité gouvernementale pour son départ plus ou moins forcé du gouvernement.

 

Ainsi vont les écolos, surtout Madame Duflot, plus encline à la manœuvre d’appareil qu’à un véritable travail sur le terrain. En tant que ministre on peut lui reconnaitre quelques activités concernant les loyers, mais en tant que politique elle n’a pas beaucoup fait progresser la visibilité des écolos sur le terrain. Heureusement que la nourriture bio et toutes les activités autour de la culture biologique se sont imposées naturellement dans notre société par l’intermédiaire des expériences venues d’ailleurs et surtout des pays du Nord.

 

Tel un papillon attiré par la lumière, Duflot s’est abimée à son contact. La lumière c’est bien, mais trop de lumière tue et rend aveugle. On ne regrettera pas Madame Duflot. #EELV