Il va falloir que les hommes politiques s'y fassent, en 2016 la campagne électorale passe par de nombreux plateaux de télévision, par des bouquets de micros et de caméras tendus. Comme la politique politicienne amuse, très moyennement seulement, les Français, les radios et autres télés font dans l'originalité. Certes, ce n'est pas la première fois que l'on demande des prix de produits, sinon de tous les jours, du moins de grande consommation.

Après Copé, Sarkozy au banc d'essai des prix des produits

On se rappelle de ce pauvre Henri Krasucki incapable de traduire en consolles et voyelles un montant... pourtant inscrit sur une feuille, que celui-ci avait en main. A l'époque, personne ne reprocha au secrétaire nationale de la CGT de ne pas arriver à compter jusqu'aux millions. A l'époque aussi défendre les travailleurs voulait encore dire quelque chose. Au micro d'Europe 1, Jean-François Copé qui traine une histoire de pains au chocolat depuis plusieurs années, s'est fait piéger sur le prix de ce délice au chocolat. Que Copé n'achète pas ses croissants, passe encore. Surtout quand il explique que c'est trop calorique. Qu'il se trompe de prix, passe encore. Par contre, si Copé pense qu'un croissant coûte "10 à 20 centimes" on peut imaginer qu'une fois Président de la République il n'aurait pas vraiment notion de la valeur des choses. Il pourrait presque penser qu'avec le RSA on peut faire tant d'achats. Avec un pain au chocolat à 20 centimes, on pourrait effectivement penser qu'un journal coûte 0,30 euro et, plus embêtant, un kilo de viande à 6 euros. Si ces petites plaisanteries ne doivent pas devenir systématiques sur les plateaux, elles détendent l'atmosphère pour tous ceux, nombreux, qui votent pour la personne et non pas pour le programme.

Aujourd'hui lundi dans C dans l'air sur France 5, l'invité, #Nicolas Sarkozy, candidat à la primaire de droite et du centre, a eu droit au prix des chouquettes ! Et s'en est plutôt bien sorti en évaluant entre 1 et 2 euros le prix des 100 grammes. C'était 2 euros. Par contre, il a eu droit, en direct, à une sortie de #Jean-Marie Bigard, ancien soutien de Sarkozy qui lui rappela que le Président de la République avait dit qu'il arrêterait la politique. "Ils ne veulent que le pouvoir" ajoutait dans un enregistrement diffusé, l'humoriste à l'endroit d'un Sarkozy ne reniant pas son intérêt pour l'artiste. Pas sûr que celui qui ne ment jamais, d'après lui, n'en ait pas rajouté un peu. #Primaire de la droite