Selon #Nicolas Sarkozy, François #Bayrou reste responsable de l'élection de François Hollande en 2012. Il est vrai que, pendant les dernières présidentielles, le vote du président du MoDem n'avait pas profité au Président sortant. Ce dernier continue donc à lui en tenir rancune, le tenant pour fautif de sa défaite en 2012. Nicolas Sarkozy affirme notamment prouver que François Bayrou est plus proche de la gauche que de la droite, et, ainsi, que le vainqueur des primaires de la droite ne pourra pas lui demander fidélité pour l'élection décisive. 

La pomme de discorde : une publication Facebook de François Bayrou

Ces deux individus jouent le jeu enfantin de "Qui a commencé en premier ?". Ainsi, Nicolas Sarkozy affirme critiquer le soutien de François Bayrou parce que ce dernier a publié une tribune contre lui sur Facebook, en date du 29 octobre. Cependant, c'est oublier que c'est Nicolas Sarkozy qui a commencé, en se montrant sévère à son endroit dès son discours à Marseille. De sorte que l'on peut voir la tribune de M. Bayrou comme une simple réponse aux attaques portées par le candidat à la primaire de la droite. Mais non, pour les sarkozystes, cette fois-ci, le centriste est allé trop loin. "On ne peut qu'être frappé par l'obsession Bayrou qui chez Nicolas Sarkozy, alors qu'il est en perdition devant Alain Juppé dans les sondages, a envahi tous les discours et toutes les émissions, et les tribunes signées de ses séides rameutés", s'est ainsi amusé François Bayrou sur Facebook. 

L'alliance impossible : Sarkozy déboussolé par une concurrence déloyale ?

On peut penser cette réaction soudaine comme une peur extrême, à l'approche des élections primaires, de Nicolas Sarkozy de se voir éliminé au second tour face à Alain Juppé. Son ultime recours semble donc de contester le soutien centriste à Alain Juppé en invectivant les valeurs gauchistes de M. Bayrou. Attitude étrange, étonnante de la part d'un candidat au fair-play exceptionnel tel que M. Sarkozy. Ce dernier va même jusqu'à insinuer qu'il est vendu, acheté en quelque sorte par son adversaire à la primaire, Alain Juppé : "Qu'a promis M. Juppé à M. Bayrou en échange de son soutien (...) ?" a-t-il ainsi attaquéLa dernière ligne droite de la campagne des primaires de la droite et du centre s'est bien installée. #Juppé