TF1 associé à RTL et le Figaro a organisé le premier débat de la #Primaire de la Droite et du Centre. La Primaire est une martingale inventée par le socialiste Montebourg pour départager les candidats. Après avoir récusé ce mode de désignation du candidat reconnu par tous, la Droite et le Centre ont accepté le principe de la Primaire. Chaque candidat s’est exprimé pendant une minute pour dire pourquoi ils voulaient être candidats et a donné sa vision de la France. Les visions sont orientées vers la modernisation et l’alternance à François Hollande et aux Socialistes. Sur la question de l’honnêteté, chaque candidat a dit qu’il soutiendrait sans réserve celui qui sera choisi par les Français au cours de la Primaire. C’est une réponse d’école, facile, car aucun d’entre eux ne veut apparaître comme le diviseur vis à vis des électeurs. Une question a été posée à Juppé et à Sarkozy sur la participation des électeurs de Gauche, Juppé a répondu que toute la France rassemblée était la bienvenue, alors que Sarkozy a introduit une clarification : oui pour tous ceux qui auront signé la charte de la Droite et du Centre mais la priorité doit être donnée aux électeurs de la Droite et du Centre et que les électeurs de Gauche la Primaire de Gauche pour voter.

 

La lutte contre le chômage

La plupart des intervenants, même s’il y a des nuances entre eux, sont pour lutter contre le chômage, créer des nouveaux emplois. Le Maire est contre les emplois aidés, pour Fillon il faut baisser les charges. Pour Copé, il faut la dégressivité des indemnités chômage. Juppé est d’accord avec la proposition de Copé mais avec une nuance : le retour de la croissance et le débat avec les partenaires sociaux et effets d’application en 2019. Pour NKM, il faut développer le travail indépendant et les autoentrepreneurs et elle ne supprime pas brutalement les emplois aidés.

 

 Le temps de travail

Tous les candidats souhaitent une suppression des 35 heures, mais tous ne sont pas d’accord sur les modalités de cette suppression. Pour Sarkozy, après avoir regretté de ne pas avoir supprimé les 35 heures, il estime que ce n’est pas le temps de travail qui est important, mais la baisse des charges et que le passage de 35 à 37 ou 39 heures doit se faire sur la base d’un paiement des heures travaillées sur 37 ou 39 heures. Fillon critique la défiscalisation des heures supplémentaires et pense qu’il faut revenir à la situation de 2000 en supprimant la durée légale et en laissant les entreprises libres de négocier par des accords majoritaires dans les entreprises en faisant passer la fonction publique à 39 heures et en organisant des référendums. Pour Juppé, le dialogue concernant le temps de travail passe par l’entreprise et les syndicats. Pour générer la vie syndicale, il propose deux mandats aux syndiqués.

 

 Les impôts

Sarkozy promet une baisse de 10% des impôts. Il estime que les Français ont subi 30 à 40% d’augmentation. Pour Fillon la mesure de Sarkozy est intenable à moins d’augmenter les déficits. Juppé propose une baisse des impôts sur les entreprises et sur les ménages en favorisant la création des emplois. Pour Poisson, tout le monde doit payer des impôts au nom de l’appartenance à la Nation française.

 

Les retraites

Tous les candidats sont d’accord pour augmenter l’âge du départ à la retraite avec des nuances.

 

Sécurité, immigration, relations internationales et laïcité

Il y a des nuances sur toutes ces questions entre les candidats, mais tous sont prêts à reconnaitre que la France doit changer sur ses aspects importants concernant la vie des Français. Il est grand temps que la France retrouve la place qui est la sienne en tant que puissance moyenne.

 

 

Au total, le débat est un faux-débat, je le craignais mais les faits sont avérés car les candidats n’ont fait que préciser leurs programmes. Espérons que le débat du 3 novembre sera d’une autre tenue intellectuelle avec des propositions fortes sur les plans politiques et du rayonnement de la France. #Nicolas Sarkozy #Juppé