Malgré les bons chiffres concernant l’inversion de la courbe du chômage, #François Hollande reste malheureusement au fond de la piscine « sondagère », 4% simplement de Français continuent de voir en Hollande un candidat possible car ils reconnaissent son bilan positif. A propos de bilan, on peut noter que le Président de la République a été entouré par une équipe de communication aux bras cassés, incapable d’envahir les plateaux de télévision et de valoriser l’action présidentielle au niveau international et au plan national. On a les amis que l’on mérite. En matière de communication, le recours à des professionnels doit être la règle. Le Président Hollande semble être discrédité pour un deuxième mandat, certains de ses amis le lui disent, mais lui, Hollande, optimiste de nature, pense qu’il a un trou de souris, une éclaircie qui lui permettra de rebondir et de se représenter. le Président Hollande est obligé d'aller sur Facebook ce soir (25/10/2016) et d'assurer tout seul sa communication. Pauvre Président, où est votre équipe de communication ? 

 

Pendant ce temps, Valls essaie de rendre acceptable une image de rassembleur, tout en étant loyal vis-à-vis du Président de la République, mais cette image ne trompe personne car Valls a toujours été perçu comme clivant et, de ce point de vue, il a des ennemis au sein du gouvernement comme Ségolène Royal et hier Taubira. Martine Aubry, non plus, n’aime pas Valls, encore moins Macron et par enchantement Valls demande à Macron, à Montebourg et Hamon de discuter avec lui pour le rassemblement. Hamon a déjà dit que ce n’était pas possible. Macron ne répond pas parce qu’il s’estime intellectuellement supérieur au Premier Ministre par sa formation académique (ENA, Inspecteur des Finances) et qu’il n’a rien à lui dire.

 

Valls est entraîné dans la déconsidération politique par Hollande. Tous les deux n’ont pas su, de façon réaliste, réorganiser le #Parti socialiste comme le SPD allemand l’a fait en 1959 lors de la conférence de Bad Godesberg. Hollande et Valls ont voulu passer en force pour réformer le parti Socialiste en avançant l’hypothèse d’un PS utile qui soutient le gouvernement et d’un PS, marqué par les frondeurs, qui ne sait pas où il va. Hollande en fin politique savait qu’il fallait poursuivre la réforme du parti Socialiste commencée par François Mitterrand. Il a raté le coche et a voulu faire passer la réforme en se comportant en homme d’appareil, comme il avait toujours été quand il était premier secrétaire du Parti Socialiste (calculateur et jouant des antagonismes des uns et des autres pour la synthèse) quand Jospin est devenu Premier Ministre.

 

François Hollande est un mauvais peintre de la réalité de la société française et surtout du Parti Socialiste. Au Parti Socialiste, il n’a pas voulu susciter les réformes nécessaires pour moderniser le Parti Socialiste dans son logiciel et dans ses pratiques. Il faut dire que les ouvriers n’ont pas toujours compris les décisions prises par le gouvernement socialiste et il ne faut pas s’étonner que la plupart d’entre eux rejoignent les rangs de Marine Le Pen qui n’en demande pas tant. Valls peut-il rassembler les Socialistes ? Il me semble que non. Martine Aubry peut tolérer les errements de François Hollande, mais elle n’acceptera jamais une candidature de Valls, même si Cambadélis, Premier Secrétaire du Parti Socialiste, un peu dépassé par les événements, est obligé de reconnaître que la candidature de Valls s’impose ce que semble contredire la position de Bruno Leroux en charge du groupe socialiste à l’Assemblée nationale qui estime toujours, et avec lui Julien Dray, que la candidature de Hollande est indiscutable.

Pauvre Parti Socialiste en miettes après avoir perdu les Municipales, les Régionales, les Départementales et les Européennes, le voici en route pour perdre les élections présidentielles et rester pendant longtemps dans l’opposition. L’opposition, c’est peut-être là que le PS se sent le mieux.   #Manuel Valls