Pour l'instant, peu de socialistes en parlent vraiment, mais tous étudient la possibilité d'un #revenu universel d'existence. Cette idée est même présente à droite, chez Nathalie Kosciusko-Morizet par exemple. Bref, elle chemine doucement, sans vraiment de frontière politique. 

Qu'est que le revenu universel ? 

Benoît #Hamon envisage deux phases dans la distribution du revenu universel d'existence. D'abord, lors d'une sorte de processus expérimental, il prévoit d'équilibrer ce dernier revenu avec le montant du "#RSA socle", initialement environ 524 euros mensuels. Mais ce montant pourrait monter rapidement, après que le prototype ait été testé pendant quelques années. Car le candidat ne sait pas encore si l'Etat aura les moyens de financer davantage ce revenu universel d'existence. Ensuite, si une solution est trouvée à long terme, le montant de ce revenu universel augmentera pour se stabiliser autour de 750 euros par mois. Dès lors, le RSA pourrait être aboli, car remplacé par un dispositif plus efficace. 

Néanmoins, Benoît Hamon se défend de tout projet commun avec la droite, affirmant qu'il souhaite "renforcer (...) la protection sociale des Français." Il croit en outre à la légitimité de son projet vu le contexte social ambiant, caractérisé par une précarité de l'emploi. Ainsi, cette mesure doit permettre à tous de vivre correctement, quelle que soit sa situation, chômeur comme salarié, fonctionnaire comme étudiant. De fait, de cette manière, le pouvoir d'achat des Français augmenterait considérablement.

Comment financer le revenu universel ?

Le montant annuel serait, en effet, considérable pour l'Etat : 300 milliards d'euros par an lorsque ce revenu sera stabilisé autour de 750 euros mensuels. Cet argent doit donc bien venir de quelque part. Ainsi, Benoît Hamon propose une individualisation de l'impôt sur le revenu, une suppression des niches fiscales, la lutte contre l'évasion et l'optimisation fiscales ainsi qu'une réforme fiscale générale du patrimoine et du numérique. Mais ce ne sont pour l'instant que des idées. Les élus de tous bords travaillent actuellement sur ce problème.