Il avait déjà été dit par la #gauche de gouvernement qu'en cas de défection de François #Hollande, Manuel #Valls serait le mieux placé pour la représenter. Or, les plus fidèles collaborateurs du président ont l'air, depuis quelque temps, plus pessimistes sur la possibilité d'une candidature de François Hollande pour un second mandat. En effet, ils semblent déjà avoir accepté le fait que ce dernier ne puisse pas se représenter, et admettent de plus en plus le scénario Valls.

Une démobilisation croissante des anciens soutiens de François Hollande

Alors que la course à la primaire a déjà commencé à droite, la gauche se prépare à la sienne. Mais il reste une inconnue : le président sortant se représentera-t-il en 2017 ? Il lui reste maintenant moins d'un mois pour se décider sur une nouvelle candidature. Or, si, depuis le début de l'année, le Parti socialiste s'était mis en campagne pour sa réélection, la dure réalité semble désormais lui revenir à la figure. Ainsi, même le Premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadelis, même Manuel Valls, même Michel Sapin et même Jean-Yves Le Drian ne font plus de sa réélection leur cheval de bataille.

Le camp socialiste s'est rapidement essoufflé, ne trouvant plus aucun argument pour convaincre les électeurs de gauche de revoter pour François Hollande. Au gouvernement, on souhaite donc de moins en moins que ce dernier se représente. Désormais, on évoque davantage la candidature du Premier ministre comme plus que probable.

La crédibilité du président sortant amoindrie par ses révélations aux journalistes

On s'en rappelle, François Hollande avait parlé d'une "lâcheté" des magistrats, ce qui a fortement déplu autour de lui. Notamment ses plus proches amis, qui travaillent eux-mêmes dans la justice. C'est le cas de Jean-Pierre Mignard, avocat, qui avait affirmé, le 21 octobre, dans Marianne : "A titre personnel, et amical, je souhaite qu'il s'évite une humiliation." Malgré ses nombreuses faiblesses, le parti avait cru en sa réélection, mais, tout au long de l'année, le président sortant s'est peu à peu décrédibilisé en se confiant à des journalistes, qui ont relayé ses propos scandaleux. Bref, désormais, il semble peu probable qu'il puisse se représenter pour un second mandat en 2017, abandonné qu'il est par son propre camp. Il aurait fallu davantage se concentrer sur sa tâche et moins badiner avec des journalistes. C'est ce qui lui est aujourd'hui reproché.