Le Premier ministre, qui se veut loyal au Président de la République, a une nouvelle fois pris ses distances avec ce dernier, hier. En effet, il était invité à un forum économique à Berlin par un quotidien local social-démocrate. C'est à ce moment qu'on lui a posé la question suivante : quel serait le profil du meilleur #Candidat pour faire barrage à Marine Le Pen en 2017 ? Inquiet de la présence de la presse française, le Premier ministre a tout de même répondu à la question.D'abord, il a affirmé que le meilleur candidat devrait proposer un programme permettant la préservation de l'état de droit. La conservation du modèle républicain est donc une exigence fondamentale. Ce modèle, par ailleurs, doit reposer "à la fois sur l'autorité et sur la bienveillance." Pour l'instant, ces quelques caractéristiques permettent de désigner les candidats du système en général, droite et gauche confondues. Mais Manuel #Valls précise une chose : il doit être franc, sincère ; en d'autres termes, parler vrai. Or, c'est justement l'impression qu'il souhaite lui-même dégager. A ce moment-là, le Premier ministre prend conscience qu'il est allé trop loin, et choisit de ne pas continuer.

Redevenir le candidat social-démocrate apprécié

En s'exprimant ainsi, Manuel Valls souhaite quitter son costume de ministre social-libéral honni pour redevenir un candidat de gauche usuel : farouche socialiste dans sa campagne, mais incapable d'appliquer son programme une fois au pouvoir. Il a ainsi défendu des positions plus marquées à gauche, jusqu'à rappeler un certain Arnaud Montebourg, alors qu'il ne les a lui-même jamais défendues dans son exercice du pouvoir. Grand admirateur de la construction européenne dans l'exercice de ses fonctions, il a reconnu ici ses limites, invitant à la repenser. Il renoue ainsi avec un discours qu'il sait plaire dans la défiance présente des peuples vis-à-vis de l'Union. En outre, il a évoqué les aspects positifs du bilan de ce quinquennat. On l'a compris, la solution Valls est de plus en plus envisagée au gouvernement, bien que de façon non encore officielle. On ne croit plus en François Hollande. Le Premier ministre est donc déjà en campagne. #Président