Mercredi matin, le Monde entier s'est réveillé avec la nouvelle venue des Etats-Unis : #Donald Trump est élu le 45eme président des Etats-Unis. Si une majorité d'observateurs plus ou moins avisés a convergé vers une stupéfaction devant ces chiffres éloquents, un tel résultat était-il véritablement imprévisible ? Et quelles peuvent être les conséquences de cette nomination en France, à six mois de l'élection présidentielle ?

Une campagne hallucinante

Sans revenir sur les différents scandales impliquant les DEUX candidat(e)s à cette élection, ils sont tellement nombreux qu'il faudrait plus d'un livre pour les évoquer en intégralité..., cette campagne électorale a été marquée par un certain basculement. Phrases choc, piques agressives voire violentes, coups bas en pagaille, rien n'a été épargné. Pour le plus grand bonheur des médias, le moindre uppercut entraîne une nouvelle provocation. Si Trump est évidemment l'instigateur de cette tendance, Clinton n'a pas su prendre la hauteur nécessaire pour l'inverser. Au contraire, elle a participé à ce tourbillon médiatique plus intéressée par les punchline que les vrais problèmes de fond. Se focaliser sur son adversaire au détriment des électeurs, une stratégie risquée et perdante.

Le rôle des instituts de sondage

Toute période électorale voit l'importance des instituts de sondage monter en flèche. Au delà du rôle purement statistique qui consiste à recueillir ces résultats, ces fameux instituts ont pour but de déterminer la fameuse "tendance". Plus clairement, quelles catégories socio professionnelles votent en priorité pour Donald Trump ou Clinton. Les journaux et chaines de télévision sont très friands de ces études car les téléspectateurs-électeurs en redemandent toujours davantage. Cet aspect à l'anticipation a un véritable effet car il provoque chez les citoyens une sorte de relâchement. Les partisans du vainqueur annoncé se mobilisent beaucoup moins à l'inverse des sympathisants du futur perdant annoncé, qui eux se ruent vers les bureaux de vote pour inverser cette fameuse tendance. Encore une fois, le calcul au détriment des idées...

Le parallèle français ?

Le but de ce papier n'est pas d'analyser la pertinence de la nomination de Donald Trump au pouvoir mais bien de voir si un certain parallèle peut être effectué avec la situation en France. A plus de 6 mois de l'élection de 2017 pour élire le président de la République, est-ce étrange de poser la question ouvertement : L'élection de Donald Trump peut-elle influer sur le nom du prochain(e) président(e) français(e) ? A première vue, non. Il est vrai que les deux scrutins n'ont rien en commun. Les modalités pour arriver à un tel poste sont radicalement différentes en France et aux USA avec notamment l'importance des "grands électeurs" aux Etats-Unis. Cependant, un candidat donné perdant à tous les coups et un autre déjà élu avant l'élection, à peu de choses près cela rappelle l'année 2002 avec l'apparition de Jean-Marie le Pen au second tour de la présidentielle. En approfondissant, la situation actuelle avec #Marine Le Pen annoncée comme challenger et présente au second tour mais forcément battue quel que soit l'adversaire est la copie parfaite de la situation de Trump avant cette élection. On vient de voir le résultat...

Dernier trait commun entre ces deux échéances et ces deux profils, les doutes des citoyens envers la classe politique actuelle. Représentant une image radicalement différente de son adversaire démocrate et de ce qui était proposé depuis l'arrivée de #Barack Obama au pouvoir, Trump a cassé tous les codes. Souhaitant une cassure, les américains ont vu en lui le véritable changement. Exactement comme Marine Le Pen en France qui représente cette fameuse cassure avec le pouvoir en place. A l'image du Brexit en Angleterre, les américains ont décidé de suivre leur propre destin en dépit des tendances, prédictions et autres études. La preuve que le sursaut citoyen ne passe plus uniquement par les médias.