C'est un nouvel échec pour les députés Républicains à l'Assemblée. En effet, Eric #Ciotti, ancien soutien de Nicolas Sarkozy à la primaire de la droite, s'était insurgé après la diffusion d'un document classé défense par des journalistes. C'étaient les journalistes Fabrice Lhomme et Gérard Davet, du Monde, qui, lors des entretiens avec François Hollande, pour écrire Un Président ne devrait pas dire ça, avaient pris connaissance d'un document concernant une opération militaire secrète. Il se trouvait dans le bureau du Président de la République, et ce dernier avait accepté de le leur confier. Résultat : ce fichier a été publié dans leur livre. C'est ainsi que toute l'opposition s'était enflammée.

Rejet de la proposition de destitution

Ainsi, Eric Ciotti avait suggéré à Pierre Lellouche, député républicain, de lancer dans son groupe une procédure de #destitution du Président. Le parti Les Républicains avait invoqué l'article 68 de la Constitution qui, il faut le dire, n'est pas très précis sur les erreurs qui peuvent mener à la destitution du Président. Il stipule en effet que ce dernier peut être destitué "en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat." Malheureusement pour eux, la proposition de résolution a été rejetée au bureau de l'Assemblée nationale après un vote. 79 députés avaient signé cette proposition, mais cela n'a pas suffi. Que la droite se réconforte : ce n'est qu'une question de temps, car dans moins de 6 mois #François Hollande aura en quelque sorte été destitué par le peuple.

Un recours possible pour les Républicains

MM. Ciotti et Lellouche s'étaient entendus sur la gravité de transmettre à des journalistes des décisions secrètes qui relèvent de la sécurité nationale. En l'occurence, il s'agissait d'une opération militaire extérieure. Ils n'abandonnent cependant pas leur combat, puisque le parquet de Paris a été saisi par Eric Ciotti le 4 novembre dernier. Il a ainsi démarré une enquête visant le Président lui-même pour compromission de la défense nationale. Bref, coup d'épée dans l'eau puisque, par son immunité, le Président est sans doute le moins atteignable des Français en matière de justice.