Il n'aura suffi que d'une réponse complètement décalée pour que la campagne de Jean-François Copé prenne une tournure médiatique folle. Justifiée ou non, ce buzz involontaire est en train de faire basculer l'homme politique dans une sorte de tempête que rien ni personne ni pourra stopper. A quelques jours du scrutin de la Primaire de la Droite et du Centre, focus sur le leader de la droite décomplexée, prêt à tout pour remporter la mise. Sciences Po, ENA, Professeur, Avocat, Maire, Ministre à plusieurs reprises, secrétaire d'Etat, on le voit, le cursus de Jean-François Copé est solide. Si il n'a jamais été un surdoué au point de griller les étapes, le natif de Boulogne-Billancourt a toujours su bien rebondir. Car malgré des postes importants, ce bon vieux Jean-François a eu la mauvaise idée de laisser quelques casseroles derrière lui. Tout le monde se souvient de la bataille grotesque avec François Fillon pour la place de président de l'UMP en 2012 qui verra finalement ni l'un ni l'autre prendre le poste tant convoité. Sur le volet judiciaire, Copé n'est pas en reste. Il a notamment été mis en examen dans l'affaire trouble des paiements de campagne de Nicolas Sarkozy ; ce qui lui a valu un retrait de la scène politique durant deux ans. Un retrait que l'opinion publique pensait définitif. Mais Copé a plus d'un tour dans son sac.

Revenu par la petite porte, il tente la stratégie du politique en reconquête avec un livre/programme politique, Le sursaut français. Cependant, cette mise en scène n'aura pas du tout l'effet escompté. Plus volontaire, il choisit le 14 février et la Saint Valentin pour se présenter officiellement à la primaire. Avec son concept de droite décomplexée, il tente d'allumer des feux, retour des 39 heures de travail dans la fonction publique, réforme de l'Islam de France, mais rien y fait. Sa cote de popularité reste trop faible avec notamment 72% des français qui ont une opinion négative à son sujet. Alors comment faire pour être en pleine lumière ?

Un buzz qui dépasse Jean-François Copé

Si lors du premier débat télévisuel, Copé n'a pas été particulièrement brillant, il n'a pas non plus été le plus mauvais. Un résultat neutre n'arrangeant toujours pas la hausse de popularité, il fallait très vite agir. Et là, JF a envoyé du lourd. Sur la question "Combien coûte un pain au chocolat ?" Copé a d'abord tenté une diversion en disant qu'on allait pas le prendre là dessus. Et puis, la punchline tombe "Je ne sais pas, cela dépend des tailles. Je pense cela doit être aux alentours de 10 ou 15 centimes." Quelques minutes plus tard, le buzz s'emparait de la toile et des réseaux sociaux. Détournements en cascade, comparaison avec le prix d'une coupe du champagne au Fouquet's. Copé fait enfin parler de lui. Même si cela est négatif, l'important est d'occuper la scène médiatique. 

Une nouvelle carrière ?

A la veille du second débat de la primaire de la Droite et du Centre,  il y a fort à parier que certains concurrents de Copé vont utiliser ce buzz pour entamer davantage la crédibilité de l'actuel maire de Meaux. Quand on sait que les français en ont marre du décalage entre la fonction politique et le quotidien qu'eux-mêmes vivent, pas de doute, Copé n'a aucune chance de poursuivre la campagne. Dommage, on commençait à rire avec JF. Qui sait, un humoriste est peut être né...  #Élections #Nicolas Sarkozy