Après trois années d’investigations, les preuves manquent, mais les éléments s’entassent : l’exfiltration de France d’un personnage-clé du régime libyen de #khadafi, une transaction suspecte avec la Libye, la promesse d’intervention auprès de Nicolas Sarkozy, une enquête sur un potentiel financement de la Libye pour la campagne Présidentielle de la Droite en 2007Les juges d’instruction chargés de l’affaire se cantonnent encore à quelques preuves non irréfutables quant aux accusations selon lesquelles Nicolas Sarkozy aurait bénéficié de fonds en provenance de Libye pour sa campagne de 2007.

Une somme faramineuse potentiellement versée par le régime libyen à Nicolas Sarkozy

En effet, Muammar Kadhafi et son fils Seif el-Islam auraient, selon leur dires, versé des capitaux à l’UMP (Les Républicains). L’information avait été relayée et confirmée par des proches de l'ancien dictateur Libyen. Dans le dossier, on peut y trouver entre autres éléments, des notes consignées dans son carnet par un ancien ministre du Régime de Khadafi, Choukri Ghanem, décédé par noyade en 2012 dans le Danube. Il y écrit avoir entendu, lors d’un déjeuner entre le l’ancien Premier Ministre libyen et l’ex argentier que des versements atteignant les 6 000 000 d’euros avaient été fait pour le candidat à la présidentielle de l’UMP. Mais la traduction de la note reste obscure selon les informations relayées par Le Monde et l’AFP (l’Agence France Presse) : « On leur a dit que l'argent n'était pas arrivé. Il semblerait que les mecs en chemin l'ont détourné »

Un virement de 500 000 euros aux relents frauduleux

L’ancien secrétaire général de l’Élysée Claude Guéant avait été mis en examen dans une enquête pour faux et usage de faux, blanchiment de fraude fiscale en bande organisée suite à un virement bancaire de 500 000 euros. Somme ayant maladroitement été justifiée par la cession de deux tableaux de maîtres flamands à un avocat malaisien. Les juges chargés de l’affaire n’avaient pas été dupes. Selon eux, cette somme viendrait à l’origine d’un homme d’affaires saoudien, mis en examen lui aussi, car en lien avec l’homme d’affaire français et ami de #Nicolas Sarkozy. Dominique de Villepin a été interrogé le 6 septembre dernier sur ses liens avec le saoudien dont il a été le conseiller, et a affirmé que l’homme d’affaires français et proche de Nicolas Sarkozy n’avait pas de lien avec le saoudien. Une affaire qui risque de faire parler d'elle encore longtemps... #Politique