Une certaine Danièle Amiot s'adresse ainsi sur les réseaux sociaux aux reliquats du sarkozysme : ''Vous les sarkozystes, vous avez perdu ; alors pour faire la loi, pas question et un intérimaire [Wauquiez] n'est en place que provisoirement. Cessez votre chantage ou vous n'aurez aucune investiture pour les législatives, car celles données par N.S [Sarkozy] ne valent que la valeur qu'on voudra bien leur accorder.''. Élégant, délicat. Comme les commentaires du genre ''grosse co...nasse''. François Fillon a calmé le jeu, même s'il n'a pas conservé Frédéric Phéchenard, homme de réseaux (dont dans la policie), et fait retrouver à Laurent Wauquiez sa vice-présidence. Pour le reste, nous aurons donc #Bernard Accoyer, secrétaire général ; Isabelle Le Callennec, vice-présidente filloniste taclant Wauquiez ; Jean-François Lamour chargé des investitures. Gérard Larcher est chargé de piloter un comité politique et #François Fillon prend de fait la tête de l'ex-UMP devenue LR.

Francois Fillon verrouille

Qu'on le prenne comme on veut : François Fillon a verrouillé, comme les statuts de LR le lui permettaient, la boutique. Gérald Darmanin et Annie Genevard seconderont Bernard Accoyer. Mais Wauquiez, qui avait promis de faire un malheur s'il était totalement évincé, se contentera de faire de la figuration, et en réalité, François Fillon s'est rallié Éric Woerth qui rejoindre l'équipe de campagne du candidat à la présidence. François Lamour, aux investitures des candidats aux législatives, sera secondé par Alain Marlex et Roger Karoutchi (vice-présidents de la Commission nationale d'investitures). Gérard Larcher sera entouré de Christian Jacob, Nathalie Kosciusko-Morizet, mais aussi Jean-François Copé, Jean-Frédéric Poisson, Thierry Solère, Bruno Retailleau et François Baroin. Grand absent, le porte-parole du maire de Bordeaux, Benoist Apparu. Autant dire que l'épisode Juppé appartient au passé. Que les centristes devront négocier dur pour les investitures.

Fillon veut des sous

Beaucoup de sarkozystes ont renvoyé leur carte du parti et l'appel à verser des fonds a été mal reçu. La souscription officielle de soutien des républicains pour gagner la présidentielle 2017 est retournée annotée d'un ''Dém...dez-vous avec Fillon''. C'est sans doute marginal, mais il semble que, sans Bygmalion, le candidat Fillon éprouvera quelques difficultés à mener une campagne aussi dispendieuse que celles de #Nicolas Sarkozy en 2007 et 2012. Mais de ce point de vue, le jeu sera à peu près égal avec Marine Le Pen et les concurrents de gauche... N'empêche, l'éviction de Christian Estrosi, le partage total des postes entre fillonistes et sarkozystes, avec un strapontin pour Sens Commun, et rien (ou presque) pour une Pécresse ou d'autres soutiens d'Alain Juppé, va obérer la remontée des fonds. Mais Bernard Accoyer est un vieux routier. Il a conservé son fauteuil de maire 27 ans, il fut président de l'Assemblée nationale, Il s'est dit successivement chiraquien, juppéiste et filloniste. Mais il est aussi proche des thèses de Sens commun et donc des sarkozystes ''modérés'', comme Bruno Retailleau (venu de chez Philippe de Villiers). Dans l'ombre (relative) restent Jérôme Chartier, Thierry Mariani, Valérie Boyer (ex-Droite populaire), Serge Grouard, Hervé Novelli, Florence Portelli. Quant à Patrick Stefanini, on le donnait remplaçant Frédéric Péchenard à la direction générale. C'est confirmé. Seule juppéiste promue : Virginie Calmels. Daniel Fasquelle reste trésorier, Guillaume Peltier est aussi reconduit (mais il devra prendre ses directives auprès de Patrick Stefanini). La suite, ce sera la discussion avec le Nouveau Centre et l'UDI de Jean-Christophe Lagarde. Lequel est tout disposé à se rallier à FIllon. Quand à Bayrou, ira-t-y, ira-t-y pas ? L'osso iraty se mange mieux tiède, et ses soutiens tiédissent. Et Henri Guaino reste en lice...