C'est un renversement de situation presque inattendu : le candidat #Mélenchon a été approuvé par les militants #communistes. Alors que les dirigeants du PCF avaient refusé, au début du mois, de le soutenir du fait qu'il s'était lancé seul dans la présidentielle avec La France Insoumise, il a su convaincre les électeurs, qui l'ont plébiscité. Ce n'est cependant qu'à une courte majorité de voix, 53.6%, qu'il obtient gain de cause. Les communistes restent plus que jamais divisés.

Soulagement pour La France Insoumise

Bien qu'aucune réaction n'ait été apportée du côté du candidat insoumis, il est évident que c'est un soulagement pour La France Insoumise. En effet, préoccupé par la mort du camarade Fidel Castro, Mélenchon n'a pas encore réagi à cette nouvelle. Néanmoins, Alexis Corbière, son porte parole, s'en est réjoui et s'est félicité des efforts de communication menés par le leader de La France Insoumise depuis février pour se rapprocher des communistes. Il est vrai que les relations n'ont pas toujours été tendres avec les cadres du #PCF, mais il est désormais trop tard pour faire marche arrière, et une réconciliation est à envisager. C'est toutefois un mauvais marché pour le PCF, puisque, Mélenchon étant très dur en affaires, il n'a fait aucun compromis ni n'a envisagé aucune modification de son programme. La France Insoumise sera tout aussi avantagée aux législatives : aucune concession n'a été faite aux communistes. De plus, ce ralliement communiste permettra à Mélenchon de faciliter son entrée dans la présidentielle, qui nécessite 500 signatures.

La gauche reste fracturée

La courte majorité obtenue par Mélenchon illustre bien la division de la gauche. Car il serait faux de dire que La France Insoumise et les communistes sont d'accord sur tous les points. En effet, certains propos tenus par Mélenchon sur l'immigration ne plaisent pas aux sensibilités communistes. Ses passes d'armes avec des journalistes l'avaient également rendu impopulaire. Il s'agissait avant tout de sauvegarder l'extrême gauche en évitant que les candidatures n'essaiment, créant une dispersion générale. Le PCF pèse bien trop peu à l'échelle nationale pour avoir intérêt à présenter une candidature communiste. Bref, sans le ralliement du PCF à Mélenchon, la défaite était, pour eux, courue d'avance.