Pierre Laurent, secrétaire national du #PCF, avait soutenu le ralliement du parti à la cause de Jean-Luc #Mélenchon en vue des présidentielles. En effet, le PCF n'a aujourd'hui que peu de voix, peu de résonance en France, et Pierre Laurent espérait donc que, en vue d'apparaître comme un parti sérieux aux présidentielles, il valait mieux s'allier au charismatique Jean-Luc Mélenchon. Or, ce n'était apparemment pas l'avis du reste du parti, dont les délégués ont hier refusé de soutenir sa candidature

Le refus des délégués n'est pas déterminant

Hier, ce sont 535 délégués et cadres du PCF qui ont tranché en défaveur de Jean-Luc Mélenchon. En effet, ils étaient réunis à Paris en conférence nationale, et seulement 44,3% d'entre eux ont défendu la position de leur secrétaire national. Le parti a ainsi privilégié la candidature d'un de ses propres ressortissants en vue de la #Présidentielle. Etant donné qu'il ne comporte que 50 000 adhérents pas vraiment prêts à voter pour son programme, cela revient donc à un suicide politique. Cependant, rien n'est encore joué, car ce seront les adhérents qui décideront, lors d'un plébiscite, de soutenir ou non le candidat de La France Insoumise. Ce sera dans la dernière semaine de novembre.

En cause, la mauvaise communication entre Mélenchon et le PCF

On peut trouver diverses origines à ce refus des délégués. Néanmoins, il semble évident que les atermoiements de Pierre Laurent y soient pour quelque chose. En effet, ce dernier n'a pas cessé de tergiverser, défendant pendant longtemps un "tout sauf Mélenchon" puis se résignant à le choisir, seul candidat sérieux à l'extrême-gauche. Il a ainsi payé le prix de son indécision et de ses revirements. Jean-Luc Mélenchon, de son côté, est critiqué par le PCF du fait de sa liberté ayant pris un aspect autoritaire. Car les communistes lui reprochent encore d'avoir décidé de se lancer dans la présidentielle "en solo", sans avoir consulté le PCF et sans être passé par une primaire. Et les tensions sont réciproques, avec un Mélenchon qui n'a cessé de critiquer les radicaux de gauche, jusqu'à ce qu'il s'aperçoive qu'ils pouvaient constituer une chance pour lui d'atteindre le second tour de la présidentielle. Bref, le rassemblement de la gauche, tant demandé, ce n'est pas pour tout de suite. La gauche semble être mal partie pour la présidentielle.