Qui n'a pas pu l'entendre en se levant ce matin ou en se couchant tard hier soir ? Fillon est arrivé premier à l'issue de ce premier scrutin avec 44,1% des votes pour lui. Juppé, lui, qui était pourtant donné favori, est arrivé deuxième avec 28,6% des voix. Ces résultats ne sont pas définitifs : tout cela sera précisé ce lundi à midi. Cela fait longtemps que les bureaux de vote français n'avaient pas connu une telle affluence lors d'une #Primaire. En effet, la dernière primaire à avoir eu lieu en France était en 2011, et elle concernait la gauche. Ce jour du 16 octobre 2011, lors du second tour, 2 860 157 d'électeurs s'étaient déplacés. Sachant que l'organisation d'une primaire est un événement rare pour la droite, on ne s'attendait pas forcément à une telle mobilisation. Or, les chiffres parlent d'eux-mêmes : dimanche 20 novembre, 3 987 948 de personnes sont allées voter, selon les derniers chiffres du site de la primaire. C'est presque 4 millions de citoyens français qui se sont déplacés pour élire leur candidat favori ! Thierry Solère, chargé de l'organisation de l'élection, s'en est d'ailleurs félicité la veille au soir. En outre, tous les candidats, quel qu'ait été leur résultat, ont salué ce fabuleux exercice démocratique et la mobilisation record.

Comme prévu par Juppé et Sarkozy, ce ne sont pas seulement les sympathisants de droite qui ont voté à cette primaire. En effet, 8% des électeurs sondés ont affirmé être sympathisants du FN. 15% ont déclaré être socialistes de coeur. 14% des votants se sont dits sans étiquette. La majorité des votes revient tout de même incontestablement aux sympathisants de la droite et du centre : 63%.

Des résultats très contrastés

Voici les résultats dont nous disposons pour le moment. Ils ne sont pas définitifs mais ne risquent pas d'être grandement bouleversés d'ici à midi.

1. En pôle position, François Fillon : 44,1%

2. En chute libre malgré les sondages, Alain Juppé : 28,6%

3. Pulvérisé par ses détracteurs, Nicolas Sarkozy : seulement 20,6%

Les quatre derniers candidats ont reçu bien moins de soutien. Ils ont presque été oubliés de leur électorat et sont séparés des challengers du second tour par un gouffre immense.

4. Faisant une remontée inattendue malgré tout, Nathalie Kosciusko-Morizet : 2,6%

5. L'oublié de la primaire, malgré ses nombreuses autres remontées électorales, Bruno Lemaire : 2,4%

6. L'OVNI de cette élection qui, sans surprise, recueille bien peu de voix, Jean-Frédéric Poisson : 1,5%

7. Le grand perdant, Jean-François Copé : 0,3%