Elkabbach à la télévision n’a pas été à la hauteur de sa réputation radiophonique et Pujadas a été hésitant

Le troisième débat des Primaires à Droite n’a servi à rien. On s’attendait à un combat terrible entre les trois impétrants, on n’a eu que des amabilités et des échanges de bons procédés comme dans le cas d’un syndicat de copropriétaires pour prolonger la métaphore de Macron quand il parle des partis politiques et de leurs dirigeants. Il n’y a pas eu de véritable approfondissement même si les thèmes traités (insécurité, Europe, climat, école, immigration) nécessitaient une réflexion plus forte de la part des candidats. La conversation est devenue très vite confuse car les deux journalistes n’étaient pas toujours à la hauteur des enjeux. En termes de méthode, on a senti un Elkabbach voulant diriger les débats à la place des candidats, les interrompant et voulant systématiquement passer à une autre question. Monsieur Elkabbach, restez à la radio et ne vous aventurez pas à la télévision car votre talent télévisuel n’est pas à la hauteur des enjeux attendus par les Français au cours de cette campagne des primaires. Vous parlez trop, vous parlez beaucoup trop. Calmez-vous et je ne dirai pas comme Georges Marchais, Secrétaire général du parti Communiste : « Taisez-vous Monsieur Elkabbach ».

Revenons à l’essentiel de cette soirée. On attendait un combat d’idées entre les candidats, il n’en fut rien. Cela peut paraître désolant, mais il faut y voir dans cette attitude une approche stratégique visant à convaincre les électeurs de Droite au Premier tour et à préparer immédiatement le deuxième tour. Les électeurs de Droite n’aiment pas, il faut le dire, que leurs dirigeants s’étripent en public. Les candidats l’ont compris, sauf Copé qui estime qu’il n’a rien à perdre, qu’il est déjà battu et qu’il pouvait attaquer et surtout se justifier pour la phrase prononcée concernant Fillon Premier Ministre et imposteur. Avec gourmandise, on peut relever le mépris-menace de Sarkozy vis-à-vis de Pujadas quand celui-ci a évoqué les valises en euros que Ziad Takieddine, le franco-libanais, aurait donné à #Nicolas Sarkozy et à Claude Guéant pour la campagne de 2007.

Sur l’ensemble des dossiers, on pouvait s’endormir, sauf lorsqu’il a été question de l’éducation et de l’école et surtout du nombre de fonctionnaires à licencier : 600 000 selon Fillon, un peu moins selon Juppé. Un débat utile peut-être, mais pas très intéressant car aucun projet politique fort, aucune vision, aucun cap n’est réellement sorti de ce troisième débat, chacun se contentant de préserver son pré-carré.

Monsieur Sarkozy, arrêtez de dire n’importe quoi en économie, à savoir que la France serait le seul pays avec un taux de TVA qui serait supérieur à 20% si on adoptait l’hypothèse Fillon de le porter à 22% :

- La Hongrie avec un taux de 27%,

- Le Danemark avec un taux de 25%

- La Suède avec un taux de 25%

- La Roumanie avec un taux de 24%

- La Pologne, le Portugal, la Finlande, l’Irlande et la Grèce avec un taux de 23%

(http://www.tvacalc.com/info/13/TVA-en-Europe-2016.html )

Monsieur Sarkozy, revoyez vos notes en économie, c’est dommage pour un ancien Président.

Aux militants LR et à la population française de faire un choix clair pour une France éternelle, diverse, rassemblée et non sectaire, malgré les problèmes auxquels elle doit fait face, comme l’islamisme politique, le terrorisme, le chômage et les pertes de valeur et de référence identitaire. #François Fillon #Juppé