La semaine dernière, la majorité des députés du parti au pouvoir, AKP, parti de la #Justice et du développement, avait adopté une proposition de loi prévoyant l'annulation des condamnations, dans certains cas, si l'agresseur épouse sa victime. Le gouvernement insiste que cette proposition de loi concerne les couples qui font le mariage religieux - le mari et une mineur - avec la permission des familles. Inquiétude à l'approche de la législative turque -vous pourriez dire la légitimation du #viol ou des abus sexuelles sur les mineurs- a évidemment suscité un tollé.

Initiative des députés très critiquée

Le texte controversé sur lequel l'opposition avait déjà tiré à boulets rouges, a même été critiqué par des membres d'AKP et de KADEM (Association des femmes et de la démocratie) dont la fille du président turc est la vice-présidente. Il a provoqué des manifestations réunissant des milliers de personnes et en particulier des associations féminines. Tous ont demandé le retrait du texte. C'était parfois chaud les manifestations, à Ankara, la police a utilisé le grenade lacrymogène.

Après la forte tension chez les citoyens, la police ayant utilisé la grenade lacrymogène, le premier ministre Binali Yıldırım a déclaré que pour parvenir à un consensus dans la société, demandé aussi par le président, et donner le temps aux partis d'opposition pour élaborer leurs proposition, son gouvernement a retiré le texte. Il a ajouté aussi : ''la commission prendra tout en considération et examinera tous les aspects. Une solution sera surement trouvée''.

Après ce retrait du texte, le leader du principal parti d'opposition CHP, le parti républicain du peuple, Kemal Kılıçdaroğlu a déclarév: ''Les femmes ont montré leur pouvoir. La plus grande réaction est venue d'elles. 83 d'associations de femme ont publié une déclaration commune demandant le retrait de ce texte. Le parti au pouvoir était obligé de retirer la proposition.'' Pendant ce temps, les purges se poursuivent, plus récemment contre les médias et l'opposition pro-kurde. En plus cette proposition, le pays peut parvenir à un consensus sur le risque d'expansion des abus sexuels, mais certainement pas un consensus demandé par le pouvoir dans ce sujet. #Turquie