La carrière politique d'Alain Juppé est-ce que l'on pourrait qualifier d'une carrière ondoyante. Une carrière ponctuée par la popularité et le rejet. Alain Juppé bras droit de Jacques Chirac va connaître ses grandes heures en 1995, la droite gagne l'élection présidentielle, Alain Juppé populaire est nommé Premier ministre. Les circonstances économiques poussent le gouvernement vers une politique de rigueur modifiant le régime des retraites et de la sécurité sociale. Après la dissolution de l'assemblée nationale en 1997, la gauche arrive au pouvoir, pour une troisième cohabitation. Alain Juppé souhaite «bonne chance à la France». Toutefois le désormais ex-premier ministre se refait progressivement une santé, mais qui sera toutefois accolée par l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris. En 2013 Alain Juppé se voit terminer sa carrière politique en beauté, face à un anti-sarkozysme ancré, et un président de la République impopulaire, aucun obstacle n'est présent sur la route de l’Élysée. Pour l'ancien Premier ministre, le redressement de la France est conditionné par deux principes : le rassemblement et la valorisation du numérique et des nouvelles technologies. Un projet attractif, mais loin d'être nouveau au sein de la vie politique. Un programme esquissé par Jacques Chirac en 2007 qui appelait à :« ne jamais composer avec l’extrémisme » . Quant à l’économie, elle doit « poursuivre résolument dans la voie de la réforme, en faisant le choix du travail, de l’innovation et de l'esprit d'entreprise.» Le Président Chirac garde une belle image auprès des Français, mais les valeurs promues semblent être estompées par une nouvelle droite plus radicale . Une analyse faite par l'académicien Jean D'Ormesson qui parle de « droitisation » de la société française, cette analyse est d'autant plus vrai que Alain Juppé, étendard du chiraquisme, est assimilé à un homme de gauche, et cela, même au sein de son propre camp, Nadine Norano n'hésite à qualifier le programme d'Alain Juppé de gauche.

Le fillionisme: une nouvelle ère à droite

Si Alain Juppé tend vers la gauche, son concurrent principal n'est pas épargné de critiques. Nicolas Sarkozy est accusé de composer avec l'extrémisme. Une droite en plein désarroi contrainte de choisir face à un homme de gauche ou d'extrême droite. Ces hypothèses nient la présence d'autres candidats. Pendant que les deux favoris s'affrontent face aux yeux fébriles des médias #François Fillon, traverse la France avec un projet « puissant », qui pourrait redresser la France. Un programme clair qui correspond à l'attente de certains français, qui se disent lassés par l'assistanat, le communautarisme, que le fillionisme appellera directement Islam, et du déracinement cultuel provoqué par la Loi Taubira. Le verdict est irrécusable François Fillon emporte la primaire de la droite et du centre avec 70 % des suffrages exprimés.du chiraquisme : l'émergence d'une nouvelle droite

Fillonisme et chiraquisme : la fin d'une droite unie

La défaite sans équivoque d'Alain Juppé se traduit par la fin d'une carrière politique personnelle, l'ancien Premier ministre souhaite « bonne chance à la France », qui cette fois constitue un adieu définitif. La mort politique d'Alain Juppé revêt la mort d'un mouvement : le chiraquisme. Un mouvement qui peut toutefois se ressusciter puisqu'Alain Juppé arrive deuxième, et est soutenu au second tour par NKM arrivée troisième. Cette défaite reste inquiétante pour la droite française, ce chiraquisme que portait Alain Juppé est en inadéquation avec la politique fillioniste, vivement soutenue par les Sarkozystes. Les clivages sont assez importants, et le second tour de la primaire à su les manifester que se soit sur le plan international, l'écologie, l'économie et la société. Une droite chiraquienne qui face à la victoire écrasante de François Fillon aura du mal a porté sa voix dans les prochaines années, ce clivage portera-t-il une division de la droite, qui paraît aujourd'hui si rassemblée ? #Alain Juppé #Élections