Tout y est passé. En intervenant depuis l’Élysée, #François Hollande a détaillé son bilan, laissant durer le suspense pratiquement jusqu’au bout. Juste un petit bémol sur le chômage, qui régresse, mais pas autant qu’il aurait pu le souhaiter. Juste une allusion à la finance, dont on n’a pas trop vu en quoi elle a été malmenée. Allusion à François Fillon, à l’extrême-droite, à ‘’l’enfermement’’. ‘’ Je ne peux me résoudre à la dispersion de la gauche (…) je dois agir (…) je suis conscient des risques (…) aussi j’ai décidé de ne pas me représenter à l’élection #Présidentielle’’. Et il en appelle à un ‘’sursaut collectif’’.

Place à Manuel Valls, ou à Julie Gayet ?

François Hollande, pour la postérité, ce sera Jimmy Carter, le président des États-Unis qui avait beaucoup fait, avec sincérité, ou même Jacques Chirac, que les Françaises et les Français ont tant conspué avant d'éprouver une bizarre tendresse pour ''Chichi''. C'est ainsi. Le moment est solennel mais s'il, François Hollande, s'était exprimé pour la postérité, j'écris pour tenter de vous divertir. Alors, qui sont les bénéficiaires. Julie Gayet ? Peut-être. Ségolène Royal ou #Manuel Valls ? Franchement, je n'en sais, pour le moment, rien. Mais la dérision, la gauloiserie, eh, c'est quelque peu déplacé. Ce que l'on constate, c'est que François Hollande renonce et déplore la dispersion de l'ex-majorité parlementaire. Il ne désigne aucun successeur. Il ne soutient pas Manuel Valls, ni quiconque. Et c'est, parce que François Hollande appartient déjà au passé, le fait marquant. Pas de perspective. Ce n'est pas, après moi le chaos du général de Gaulle, après moi, la chienlit, c'est démerdenzizich. Débrouillez-vous. Franchement, là, c'est un poil décevant. Bon, ce n'était ni Mendès-France, ni Guy Mollet. Cela étant, croyez-vous vraiment que François Hollande ait vraiment dit son dernier mot ? Croyez-vous vraiment qu'un Nicolas Sarkozy va se taire jusqu'au lendemain du second tour de l'élection présidentielle ?

Dans l'attente d'un candidat face à Mélenchon

Alors, il y aura-t-il un candidat face à Mélenchon ou à Emmanuel Macron ? Un candidat vraiment capable d'incarner les valeurs de la gauche alors que François Fillon semble incarner les valeurs du conservatisme sociétal et celles d'un ''enrichissez-vous'' de Guizot mal interprété, mal compris. Le Front national, s'il sait prendre la juste mesure du désarroi de la gauche, saura diaboliser François Fillon. Mais obtenir une majorité parlementaire derrière, ce sera très, très dur. Le Front national en est conscient. Benoît Hamon estime que Manuel Valls va se lancer. On attend la réaction du Premier ministre. La guerre de succession est lancée. Mais il faudrait, pour les électeurs de gauche, un vrai rassemblement. Or, deux lignes s'affrontent : deux gauches gouvernementales avec des perspectives, des styles, fort différents. Celle de Manuel Valls, celle de pratiquement tous les autres candidats de la primaire de la gauche. Sans parler de Sylvia PInel (Radicaux de gauche). Emmanuel Macron a salué une décision ''courageuse et digne''. Tout à fait. Nous regretterons le capitaine de pédalo. Il a fait ce qu'il a pu en des circonstances difficiles. Cela étant, ce qu'il aurait pu faire outrepasse tellement ce qu'il a fait... Bref, on lui souhaite une vie privée satisfaisante.