La #Législative arrivera vite après la Présidentielle. Les candidats se préparent. Jules Joassard, un élu citoyen, lit-on sur son site, où on cherche les références à son parti politique. Elles ne sautent pas aux yeux. Pourtant, cet homme de 39 ans a démarré tôt au Mouvement des jeunes socialistes. Il a alors 18 ans et il affiche fièrement PS dans sa communication. Depuis 2002, il est responsable fédéral du PS dans le Rhône. Il fut directeur de campagne de Gabriel Montcharmont et de Jean-François Gagneur pour les législatives de 2002 et 2008. Secrétaire de la section socialiste du Pays de l'ozon, Joassard est conseiller municipal de Sérézin-du-Rhône.

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Il partira en 2017 en respectant la parité homme-femme avec Zakia Khorsi-Méry. Derrière la défaite annoncée de la gauche à la Présidentielle, Jules Joassard ne part pas pour une partie de plaisir. Jeune, mais très expérimenté, il a été confronté déjà aux joutes législatives et aux trahisons. Georges Fenech, le député sortant LR, semble avoir un découpage fait pour lui. Elu en 2002, réélu en 2007 puis invalidé en 2008 pour une facture payée par une militante, pas par son mandataire financier. La décision ressemble à une farce. Double peine pour Fenech puisque Raymond Durand, son successeur se prend à goûter à la vie parisienne et ne rend pas son siège. Il redevient député en 2012. Dans la XIème circonscription Fenech est le politique à l'aura nationale. L'affaire d'Outreau, la Miviludes sur les dérives sectaires...le projettent sur les plateaux télé.

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Fenech très médiatique présente le plus beau CV. Ministrable, si Sarkozy avait été réélu, il se présente avec celui qui monte dans la circonscription, Renaud Pfeffer, maire de Mornant. Un jeune élu aux dents longues qui fait preuve de petites attentions appréciées par ses administrés. Une nouvelle façon de concevoir sa fonction. Antoine Méllies candidat du FN ? C'est presque une certitude. Il ne cache pas ses appartenances, il les exposera même dès que possible, à #Givors où il est conseiller municipal, mais pas seulement. A Givors, il a l'impression d'y être souvent. Pas les habitants. Conseiller régional Auvergne Rhône-Alpes, membre du comité central du FN il se fait les dents dans cette commune communiste depuis 63 ans. Une bonne école. En 2004, il réalise le meilleur score du second tour du Rhône, à l'élection municipale de Givors. Dans Lyon'Mag du 8 décembre 2016, il en rajoute un peu sur ses présences tant aux rencontres sportives que sur le marché "Ma priorité sera toujours l'ancrage local".

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Le secrétaire de section PCF Givors-Grigny- Ozon, Raymond Combaz a fait une déclaration suite à une réunion d'une cinquantaine de personnes dixit... les organisateurs, un peu moins d'après des observateurs. Un communiqué qui donne le ton de ce que sera leur campagne.

Le PC déclare déjà la guerre au FN

Faire barrage au FN "dont les idées nauséabondes et de division polluent la circonscription". Après avoir défini ce que devrait être le député "Les communistes proposent que #Martial Passi porte ces aspirations...". Martial Passi, maire de Givors, vice-président du Grand Lyon. Et d'en appeler à "l'union de la gauche porteuse d'alternative. Partenaires locaux du Front de Gauche, Insoumis, socialistes critiques, militants écologistes et syndicalistes, associatifs, citoyens mobilisés. Avec les cantons, certes de Givors, mais aussi plus ruraux de Mornant, Condrieu, St-Symphorien d'Ozon, les chances sont quasiment nulles pour un candidat communiste.

Martial Passi: peu de chance de devenir enfin parlementaire

Martial Passi qui court après un siège de parlementaire, après avoir échoué de peu à la sénatoriale. Le nombre de candidats gonflera dans les prochains jours. Le conseiller d'opposition municipale de Givors, Mohamed Boudjellaba fait partie des candidats aujourd'hui potentiels. D'autres partis auront aussi besoin de voix pour exister et se trouveront des bonnes volontés. Une campagne dans laquelle pourrait se retrouver "l'affaire" du cinéma de Givors.