Il l’annonçait le 1er Décembre sur LCP « j’ai décidé de ne pas être candidat à l’élection présidentielle ». Mais quelles sont les raisons de sa non-candidature ? Le président transparent, voire un peu trop transparent, s'est attiré les foudres venant de tous les côtés, en partie en se prêtant au jeu des journalistes. Il s'agit d'un véritable retournement de situation ! Président de la République depuis 2012, le mandat de #François Hollande touche à sa fin. La presse nationale assurait une candidature pour 2017 : Pourquoi Hollande se représentera le 1er Décembre (Europe 1), François Hollande est prêt à être candidat sans passer par la case primaire (les Inrocks), le candidat Hollande se prépare (20 minutes)… Mais voilà le retournement de situation : Hollande a annoncé jeudi dernier qu’il ne se représenterait finalement pas.

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Alors que le président n’explique pas vraiment les raisons de son refus de se représenter en 2017, certains intimes de l’Élysée et de son entourage se sont confiés. « Je pense aussi que la candidature de François Hollande n’est plus incontournable et encore moins automatique. Il a atteint un point de non-retour. Même Ségolène (Royal) le décourage de se représenter… » A avoué l’un d’eux.

Un nouveau candidat du PS face au PR et au FN

Alors que Sarkozy s’est fait sortir des primaires du PR pour laisser place à François Fillon, Hollande, devenu trop impopulaire, souhaiterait laisser sa place à ses confrères du PS pour avoir une chance de concourir face au PR et au FN. « Je ne peux accepter la dispersion de la gauche. Parce qu’elle priverait de tout espoir de l’emporter face au conservatisme, et pire encore, face à l’extrémiste… » A-t-il annoncé.

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Hollande a bien compris qu’il ne l’emporterait pas face à ces deux partis de droite. Même si le bilan économique du quinquennat commence à sembler plus positif (relative baisse des déficits publics, léger redémarrage des emplois, ouverture à une plus grande flexibilité du marché du travail, réhabilitation des entreprises, abandon progressif du matraquage fiscal, interventions militaires extérieures réussies…), son impopularité risquerait d’écarter toutes chances pour la gauche d’accéder au pouvoir. « Je dois agir. Et aujourd’hui, je suis conscient des risques que ferait courir une démarche, la mienne, qui ne rassemblerait pas largement autour d’elle ».

Stratégie et sacrifice

« Dans cinq mois, […] vous aurez un choix à faire pour notre pays. La droite vient de désigner son candidat, […] François Fillon, mais j’estime que le projet qu’il porte met en cause notre modèle social et nos services publics sans aucun bénéfice, au contraire pour notre économie, avec un risque d’aggravation des inégalités » s’est-il exprimé.

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« L’extrême droite nous appelle au repli, à la sortie de l’Europe et du monde et prend en référence ce qui vient de se produire aux États-Unis […]. Le plus grand danger, c’est le protectionnisme, c’est l’enfermement, ce qui serait d’abord un désastre pour les travailleurs français » a-t-il continué. Face à un PR et un FN grandissants, la gauche et Hollande ont décidé de renoncer à l’élection de ce dernier pour pouvoir laisser une chance à la gauche d’être réélue en 2017, la gauche ayant été trop divisée durant le quinquennat de Monsieur Hollande. Ce sera donc un choix entre Marie Noëlle Lienemann (sénatrice socialiste), François de Rugy (député écologiste), Gérard Filoche ("défenseur des petits salaires"), Benoît Hamon (ancien ministre socialiste), Arnaud Montebourg, Jean-Luc Bennahmias (patron du Front démocrate), Pierre Larrouturou (fondateur de Nouvelle Donne et économiste) et peut-être même notre bon et loyal premier ministre Manuel Valls. La date limite des candidatures étant le 15 Décembre, ce sera à cette date que nous saurons définitivement qui sera candidat à la primaire de la gauche.

Qui remplacera François à gauche pour les élections 2017 ? Réponse le 29 Janvier 2017.

#Élections #Politique