Ils étaient seize en 2002. Quinze ans plus tard, ils seront à nouveau très nombreux sur la ligne de départ de l'élection présidentielle. C'est même l'embouteillage ! Surtout à gauche, où les électeurs risquent de ne plus savoir où donner de la tête. Parmi les candidats d'ores et déjà déclarés : Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière), Philippe Poutou (Nouveau Parti Anticapitaliste), Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche), Sylvia Pinel (Parti Radical de gauche) et Yannick Jadot (Europe Écologie-Les Verts). Sans oublier le candidat du Parti socialiste, dont il faudra attendre fin janvier pour connaître l'identité. Six à gauche, et trois à droite de l'échiquier politique : François Fillon (Les Républicains), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) et Marine Le Pen (Front National).

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Et au milieu de tout cela, les centristes et indépendants : Emmanuel #Macron (En marche), Jean Lassalle (MoDem), Rama Yade (La France qui ose), Jacques Cheminade (Solidarité et progrès) et Alexandre Jardin (Bleu Blanc Zèbre). Sans oublier François Bayrou, président du MoDem, qui pourrait se déclarer dans les semaines à venir.

2017 comme 2002 ?

D'autres candidatures pourraient émerger prochainement, sans doute plus marginales que celles citées précédemment. Un grand nombre de candidatures, et donc un choix important, qui n'est pas synonyme de forte participation : en 2002, lors de la fameuse élection aux seize candidats, 28% des inscrits s’étaient abstenus lors du premier tour. Même le vote blanc avait su dépasser les 3% de bulletins exprimés. Une multiplication des candidatures et une abstention importante qui avaient précipité la chute de Lionel Jospin, éliminé dès le premier tour avec 16% des voix.

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Mêmes effets, mêmes conséquences ? La gauche peut-elle vraiment espérer passer le premier tour de l'élection présidentielle ? Il y a quinze ans, même avec un candidat populaire dans les sondages, elle n'avait pas réussi. Cette fois, face à un Front National fort et une droite sur la lancée des primaires, difficile de l'imaginer faire mieux que de la simple figuration. #2017 #Manuel Valls