Le PS a été incapable d’avoir une ligne idéologique claire. Son pragmatisme échevelé l’a conduit dans l’impasse.

On ne sait pas à quoi sert la #Primaire du PS. Le PS prépare le prochain congrès pour éclaircir un débat de fond qui, après le défunt programme commun avec les communistes, ne permet plus au PS d’affirmer sa réelle identité. Les Allemands du SPD ont en 1959 choisi la doctrine sociale-démocrate grâce à l’alliance du tryptique socialisme/démocratie/capitalisme. Ce choix fut fait à Bad-Godesberg en Allemagne. Après 10 années en tant que Premier Secrétaire du PS, Hollande est devenu Président de la République en 2012, sans jamais habiter la fonction comme le disent les commentateurs et encore moins sans éclaircir la ligne politique et économique du PS.

Publicité
Publicité

Hollande a été élu sur le rejet du sarkozysme, mais il n’a pu appliquer ni une politique sociale-libérale, ni une politique sociale-démocrate. Il a été en permanence en hésitation au plan intérieur, borduré par les frondeurs, c'est-à-dire les amis de Martine Aubry qui, avant l’élection de 2012, participaient aux investitures de l’alliance rose et verte.

Hollande n'a pas défini clairement sa ligne politique. On peut rajouter le poids du Premier Ministre Valls qui a mis les pieds dans le plat en insistant sur le caractère irréconciliable des deux Gauches. Chef de guerre grâce à ses interventions au Mali et à sa participation à l’alliance internationale contre l’Etat islamique, hésitant sur le Syrie par la faute de son Ministre des Affaires étrangères Fabius (qui avait fait de Bachar la cible absolue et définitive), Hollande a échoué au plan intérieur.

Publicité

Il a mené une politique contra-cyclique en augmentant les impôts alors qu’il fallait les baisser pour relancer la consommation et baisser drastiquement charges et cotisations payées par les entreprises. On se demande où sont les économistes français qui se contentent de la théorie et des idées venues des Etats Unis plutôt que de réfléchir de façon autonome sur le cas français. Hollande laisse donc le PS en ruines, orphelin et sans boussole. Sur le plan social et humain il sort par la grande porte en graciant de façon totale Jacqueline Sauvage.

La primaire PS des 22 et 29 janvier 2017 est un champ de ruines qui ne sert pas à grand-chose car la France ne veut plus du PS et de sa mauvaise gouvernance. Fillon est appelé à devenir le futur Président de la République, même si la campagne présidentielle risque d’être difficile pour lui. Au nom de la République, Cambadélis avait déjà fait remarquer (en baissant la garde) que le PS, sur le principe de l’arc républicain, choisirait Fillon contre Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle en 2017.

Publicité

La primaire du PS permet aux différentes écuries de préparer le Congrès de clarification sur la ligne politique, sur l’idéologie, la doctrine et le programme éventuel pour 2022. Le PS bascule dans une autre génération, celle des quadra-quinquas pour lesquels c’est le tour (Valls, Montebourg, Hamon, etc.). Cette génération est-elle capable de faire progresser le PS ? Ou bien va-t-elle se contenter de rester sur une ligne tactique et non programmatique, ce qui la condamnerait à faire du PS ce qu’il est advenu du Parti communiste, c'est-à-dire un parti appendice qui ne sait plus réellement quelle est sa stratégie et sa doctrine.

La primaire du PS est d’avance considérée comme une joute politique pour la préparation du prochain congrès et non pour proposer des idées capables de faire avancer une France plongée dans la modernité et la mondialisation, et confrontée au terrorisme. Sur le plan de l’action économique, le PS a échoué, il n’a pas réussi à faire la synthèse pour les attentes sociales des Français et la compétitivité économique des entreprises. Que le PS reste dans l’opposition pour définir sa ligne idéologique et sa stratégie d’action. 2017, c’est trop tôt pour le PS et pour espérer re-gérer la France. #Parti socialiste #Élections