Nous avions donc, dans l’ordre alphabétique, Jean-Luc Bennahmias, Gérard Filoche, Benoît Hamon, Marie-Noëlle Lienemann, Arndaud Montebourg, François de Rugy… Désormais, Pierre Larrouturou s’ajoute à cette liste des candidats au premier tour de la #primaire de la gauche. Il y en aura-t-il d’autres ? Peut-être, car l’appel à candidature reste ouvert jusqu’au 15 décembre. Parviendront-ils tous à se présenter au premier tour le 22 janvier (le second sera le 29) ? Pas sûr. Par exemple, Gérard Filoche s’inquiète. Selon lui, ‘’des pressions existent pour écarter l’une des voix de la gauche socialiste qui a dénoncé avec énergie les promesses non tenues et combattu la politique menée par les gouvernements de Manuel Valls et d’#Emmanuel Macron. La voix qui défend sûrement le plus l’unité et la nécessité d’une alliance rose-rouge-verte’’. Cette voix, c’est la sienne. La primaire de la gauche, dite primaire de la Belle Alliance populaire, suppose, pour participer en candidat·e, de réunir des parrainages. Soit 19 députés ou sénateurs, 10 maires de communes de plus de 10 000 h, 60 conseillers départementaux ou régionaux, et 15 membres du conseil national du PS. Oui, mais les parrainages sont exclusifs et il existe des dérogations

Bennahmias, de Rugy, Larrouturou dispensés

Verra-t-on Jean-Vincent Placé se joindre à Jean-Luc Bennamias, François de Rugy et Pierre Larrouturou ? Pourquoi pas ? Il est membre de l’Union des démocrates et des écologistes, minuscule formation, et de ce fait, il serait au nombre des dispensés de parrainages. Avec un euro par votant, heureusement que Sylvia Pinel (Radicaux de gauche, PRG) a fait comme Emmanuel Macron. Car un candidat, même marginal, c’est autant de bulletins et d’enveloppes qu’un autre. Un nom d’autre, là, au hasard ? François Hollande, peut-être. Manuel Valls sinon ? En 2011, un candidat, c’était près de 80 000 euros en moins dans les caisses du PS (qui parraine de fait les dépenses générées par de petits candidats extérieurs).

Larrouturou et sa Nouvelle Donne

La Nouvelle Donne, c’est une petite formation se prononçant pour la réduction du temps de travail et un plan climat européen ambitieux ainsi que la formation d’un noyau dur de pays pour renégocier les traités européens et les adapter. Pierre Larrouturou se prononce aussi contre le vieux système trop sensible aux pressions des lobbies. Bref, il n’est pas trop éloigné du programme d’un Benoît Hamon. Tous les candidats ont aussi plus ou moins la fibre écologiste… On ne peut pas dire que leurs programmes soient très fortement contrastés. Reste le style. De ce point de vue, Gérard Filoche est sans doute celui qui se rapproche le plus du franc-parler de ''Méluche'' (Mélenchon, Jean-Luc). Ce dernier aurait, semble-t-il, autant la cote électorale qu'un Emmanuel Macron, et devancerait même Arnaud Montebourg. Mélenchon bénéficierait même du soutien discret de Nicolas Hulot qui le crédite d'une très grande connaissance des dossiers sur l'écologie, le climat, le développement durable, &c. Mais Nicolas Hulot l'estime encore ''trop clivant'' pour le soutenir officiellement. En fait, Hulot prépare un ''socle de préalables'' et tentera de le faire adopter par divers·e·s candidat·e·s. Dont Marine Le Pen ? On verra. En tout cas, Yannick Jadot voit s'éloigner le ralliement de Nicolas Hulot, en tout cas, proclamé. On reparle aussi de Philippe Poutou (NPA) pour lequel #Jean-Luc Mélenchon ''joue la posture du sauveur''. Bref, à gauche, beaucoup de monde, mais très peu de réels fédérateurs. Sauf si Mélenchon parvient à changer de posture ? Sauf si Emmanuel Macron gauchise son ébauche de propositions ? Pour le moment, la perspective d'une seconde place (derrière Marine Le Pen ou François FIllon) semble s'éloigner. Mais il reste plus de quatre mois avant le premier tour de la présidentielle. Voici quatre mois, l'Italie semblait favorable à Mattéo Renzi, mais à trois jours du référendum italien, ce serait l'inverse...