En Syrie le peuple remercie ses dieux lorsqu'un répit lui laisse quelques minutes de calme. Au Yémen la population est fière quand l'Occident s'intéresse à lui. En Corée du nord les habitants, sachant que la vie peut-être meilleure que la leur, prient pour que la liberté frappe un jour leur pays. Au Bangladesh les familles attendent la prochaine catastrophe. Une provocation climatique, une de plus qui auto-régule la population ! En pleine mer, des migrants ne savent plus quelle rive est la plus proche, celle du départ ou celle de la liberté... qu'ils n'auront pas. Dans une petite rue d'une ville française un SDF se protège avec du carton d'une vague de froid.

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Pendant ce temps, nos Enarques se creusent la tête. Pas pour améliorer la vie des administrés. Pour se positionner pour une élection, pour se demander comment être un jour dans les livres d'Histoire. Pour une loi qui ne sera jamais appliquée... faute de moyens. Pour un décret. Ou comme ministre, bâton de Maréchal. Voir devenir "Président de la république". Caprice de riche, gage d'un pays qui ne sait quoi faire de son argent, pendant que tant de Français sont au bord du gouffre... Le grand pays que nous sommes fait dans la tradition: changer les programmes scolaires. On nous dit que l'un des maux est le renoncement des parents qui n'accompagnent plus leurs enfants et on change les règles... histoire que les "vieux" ne comprennent plus rien. Et ne puissent plus aider leurs gamins.

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Alors, ils les laisseront face à leur #Prédicat ! Ils étaient fiers de comprendre le COD, ce fameux Complément d'Objet Direct. Il faut désormais raisonner avec le prédicat en tête.

Vincent Peillon en débat

Même Vincent Peillon, ancien ministre de l'Education nationale et candidat pour la Présidentielle a été piégé en débat pour la primaire à gauche. C'est pourtant simple. Dans la phrase "Les politiques baisent les Français", le prédicat est "baisent les Français". Mais, comme en France il y a si peu de soucis, puisque que nous sommes dans une nation de plein emploi... on ira plus loin: réformer l'orthographe. Effectivement il serait tellement plus simple de passer au bon vieux langage de la rue: "Valls il s'est pris un coup de la main hier". Oui, nous sommes dans l'exagération, mais pas tant que cela. En sixième des milliers de Français ne savent pas écrire le... Français. 20%, un sur 5. Dans un continent où un enfant français sur cinq est victime de violences sexuelles. Ensuite, on peut choisir les combats que l'on préfère.

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Pour nos politiques c'est le prédicat ! L'artichaut breton a donné une gifle à l'ex-premier ministre. L'artichaut indépendantiste breton c'est le con. A donné une gifle à... c'est le prédicat. Et la sanction ! C'est à l'école que l'on nous disait: "On ne donne pas de gifle à Valls !"

Quand le prédicat devient le combat, le pays va... !

Ni aux autres, précisait le directeur entrant dans la classe avec sa blouse grise et son regard de sadique. Cet épisode de la gifle, après celui de la farine jetée à Valls, qui eut le tort de préciser "sans gluten" comme pour excuser le geste, est significatif. Cela s'appelle tolérance 0. Ce Breton, il aurait été alsacien cela aurait été pareil, aurait déjà du être condamné à une peine. Laquelle ? Peut-importe. Juste une "punition". A l'époque, c'était un grand coup d'annuaire de Paris sur la tronche, dans un commissariat.

Les enfants de parlementaires moins exposés à la violence

C'était pas mieux. Le seul avantage c'est que cela ne laissait pas de trace. On n'a jamais vu une "victime" avec l'impression des noms de la première page sur le visage. Nous sommes le 18 janvier 2017 dans un grand pays qui n'a comme problème que le froid... d'un mois de janvier normal, que le prédicat et la gifle de Valls... Alors pour les 20% d'illettrés en sixième ou les 20% d'enfants sexuellement agressés, il faudra attendre un autre gouvernement. #Grammaire #Manuel Valls