Voici un nouvel exercice périlleux qui attend le #Front National. En effet, avec la droite, il avait été l'un des premiers partis français à s'indigner des propos tenus par Emmanuel Macron lors d'un déplacement en Algérie. Ce dernier avait qualifié la colonisation de " crime contre l'humanité." La levée de bouclier avait eu lieu, Florian Philippot dénonçant, lui, l'incohérence de la part d'un candidat à la présidentielle à entretenir dans ses discours le désamour de la France. Or, c'est précisément dans une ancienne colonie française que le Front National va, du 20 au 21 février, défendre le colonialisme.

Colonie française de 1920 à 1943

Le Liban a été créé de toutes pièces par la France dans un contexte de colonialisme d'après-guerre.

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En effet, à la fin de la Première Guerre mondiale, le traité de Sèvres consacre le partage du Moyen-Orient, carcasse de l'ancien Empire Ottoman vaincu par les Alliés. Ainsi, un découpage minutieux est fait entre les Français et les Anglais : ce sont les Français qui, par le biais des accords Sykes-Picot, tracent les frontières de la Syrie, puis celles du Liban. Puis, ils s'approprient ces territoires, selon le droit international, car mandatés par la SDN. D'où la relation particulière que notre pays entretient avec le Liban et la Syrie encore aujourd'hui - nous avons, entre autres, une responsabilité dans la toute-puissance du régime de Damas, contrôlé par une minorité alaouite. Ainsi, il semble compliqué pour #Marine Le Pen de ne pas dénoncer le colonialisme sur ces terres où il fut le plus récent.

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Car l'indépendance, le Liban l'a obtenue par la force, lors de la Seconde Guerre mondiale.