Suite à un quinquennat peu convaincant et des taux de popularité historiquement bas concernant nos deux principaux représentants, l’électorat national est indéniablement démotivé. Le mot d’ordre de la haute autorité politique est de redynamiser les troupes afin de réaliser un cri d'appel aux urnes à l’aube du mois de mai 2017. Aussi pour répondre à une attente des électeurs pour dénouer le sac de noeud de la pluralité des partis et des candidats, des élections primaires ont été mises en place en cette fin d'année 2016. Suite à une véritable confusion politique qui peut mettre le doute dans l'esprit des votants, la mission est de les rendre acteurs et participants de la vie politique française.

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Pour décontenancer le parti adverse, l'aile droite de la politique française a créé ses « primaires ». Fin novembre, des bureaux de vote ont été installés afin d’élire le représentant de "la droite française". François Fillon, grand favori, en est sorti royalement vainqueur face à tous ses petits camarades, au deuxième tour. Après la victoire Fillon, son homologue de gauche, Benoît Hamon remporte les suffrages ce 29 janvier 2017 (au second tour également) devant son rival mais néanmoins partenaire, Manuel Valls. Cependant, le Fillongate menacerait ses primaires, cet énième rebondissement politique ne contribue pas pour le moment à redorer le blason du cocorico français dans l’esprit des concitoyens.

Les Primaires : une américanisation de la politique tricolore

Ces sorties de route ne sont pas sans nous rappeler la saga de la campagne des candidats Clinton et Trump, qui suivent les pas de leurs prédécesseurs dans une rivalité fièrement et outrageusement affichée.

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Toutefois, notre sentiment de fierté nationale demeure face aux démonstrations outre-atlantique complètement hors cadre, loufoques et au budget démesuré, bref, à l’image du gagnant ; il a pu bénéficier de l’obsolescence du système de vote (majorité des grands électeurs et non des votants). Ces dérapages contribuent à dévaloriser l'image des politiciens tant pour la politique intérieure qu' étrangère, ce climat et cette tendance ne sont indéniablement pas propices à des votes véritablement réfléchis et de profonde conviction. #Primaire de la gauche #Élections #Président de la République