#Serge Dassault, PDG du groupe Dassault, connu notamment pour l'aviation et son journal Le Figaro, a été reconnu coupable d'avoir dissimulé au fisc des dizaines de millions d'euros pendant des années sur différents comptes dans des paradis fiscaux, au Luxembourg, au Liechtenstein et aux Îles Vierges, ainsi que d'avoir omis de déclarer son patrimoine. Déclaration que les parlementaires doivent désormais s'affranchir pour respecter les règles de #transparence afin de redonner confiance en les élus. Il est en effet de bon ton ces derniers temps de vouloir redonner confiance, entre l'affaire Pénélope ou les affaires de Marine Le Pen pour ce qui est des sujets brûlants de l'actualité.

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Il paraît ainsi urgent de tirer des conclusions des malversations faites par de nombreuses personnalités politiques de tous bords.

Après avoir été soupçonné sans jamais avoir été inculpé, la justice a réussi à rendre son jugement et lance un message clair aux délinquants à cols blancs. Verdict : une amende de 2 millions d'euros et 5 ans d'inéligibilité. Compte tenu de l'amplitude de la #fraude, de sa longue durée et des fonctions politiques qu'il exerçait à cette époque, Serge Dassault aurait pu être condamné à une peine de prison ferme, mais le tribunal correctionnel a estimé qu'il ne la méritait pas, avec ses 92 ans bien tassés.

Serge Dassault, héritier d'un système frauduleux

La défense avait plaidé l'acquittement, estimant que Serge Dassault avait rempli ses devoirs en régularisant sa situation fiscale en 2014, lorsqu'il aurait découvert ces placements financiers datant de l'époque de son père, Marcel Dassault.

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Des fonds placés à l'étranger pour protéger la famille, selon les avocats.

Or, le tribunal a estimé que Serge Dassault possédait sciemment ses fonds contestables depuis longtemps. En effet, le jugement dénonce et éclaire sa position voulant se faire passer pour ce qu'il n'est pas. Le tribunal a considéré que les faits pour lesquels il est inculpé sont sérieux et que ce n'est seulement sous la contrainte de la justice, par son processus d'investigation, que Serge Dassault a consenti à effectuer les démarches de régularisation.