Depuis plusieurs jours, la crise en #Guyane fait la une de l'actualité. Il n'a donc pas fallu longtemps aux candidats de l'élection présidentielle pour s'emparer de la question... peut-être parfois un peu vite, à l'image d'Emmanuel Macron. « Ce qu'il se passe en Guyane depuis plusieurs jours est grave. C'est grave en raison des débordements. Mon premier mot est celui d'un appel au calme parce que bloquer les pistes d'un aéroport, bloquer les décollages, et parfois même bloquer le fonctionnement de l'île ne peut être une réponse apportée à la situation », a expliqué le leader du mouvement « En Marche ! ». Sauf que la Guyane n'est pas une île, ce que n'ont pas manqué de faire remarquer les rivaux du favori des sondages.

Publicité
Publicité

De son côté, François Fillon estime que « c'est une situation qui est extraordinairement dangereuse, qui est le résultat d’une absence de #Politique notamment en matière d’Outre-mer, depuis cinq ans », a dénoncé le candidat Les Républicains, en baisse dans les sondages, ajoutant que « on a vu Madame Royal s’enfuir dès que les incidents ont commencé, l’envoi d’une forme de délégation qui n’est pas, de mon point de vue, au niveau. La gravité de la situation impose un dialogue direct ». Une semaine après avoir accusé François Hollande de disposer d'un cabinet noir à l’Élysée sur le plateau de France 2, François Fillon semble donc décidé à s'en prendre encore au gouvernement en place.

Marine Le Pen fait des propositions, Jean Lassalle veut se rendre en Guyane

Sur son blog, Marine Le Pen fait état de ses propositions si elle obtient la victoire le 7 mai prochain.

Publicité

« En Guyane, voici les mesures que je prendrai sitôt élue : augmentation des effectifs de la Police aux Frontières de 50 %, doublement des effectifs du 3ème Régiment étranger d'infanterie (REI) et de la Gendarmerie nationale, mise en place de moyens adaptés et supplémentaires d'intervention le long des cours d'eau afin de faire respecter la frontière de la France au contact du Brésil et du Surinam notamment ». De son côté, Jean-Luc Mélenchon dresse un constat d'échec et y voit le symbole de la politique menée depuis des années en France. « La Guyane, gangrénée par une insécurité générale touchant tous les secteurs, par un non-développement entretenu, (...) est devenue une terre de violence généralisée avec un taux de chômage qui va jusqu'à 40% chez les jeunes, le plus élevé de France, avec des hôpitaux qui ressemblent plus à des mouroirs qu'à des lieux de guérison ». Benoît Hamon propose lui « d'agir contre tous les retards accumulés en Guyane sur les questions de services publics, de sécurité, d'électrification ».

Publicité

Toujours à gauche, Nathalie Arthaud, candidate de Lutte ouvrière, a estimé que « les Guyanais paient leur dîme au grand capital ». Jean Lassalle a lui déclaré vouloir se rendre sur place. Cela ne consolera peut-être pas les Guyanais, mais la Guyane est désormais sur toutes les lèvres des candidats à l'élection présidentielle. Quant aux actes, il faudra attendre encore un peu... #Élections