Cela vous a peut-être échappé… Pas le fictif présumé suicide de Penelope Fillon (depuis attribué à un anonyme qui l'aurait glissé dans l'oreille du candidat qui fait huer les médias et "le système"). Sans doute pas l'histoire de la caricature d'Emmanuel Macron en fantoche gaucho-capitalo-sioniste (depuis cataloguée point Godwin et "inacceptable" par Sa Majesté François F. en personne). Mais le coup de la lettre lourde de graves significations évoquée par le maréchal de Les Régaliens (LR) a fait jaser en province. Mercredi dernier, en visite chez les demoiselles de la Légion Fillon, il fit frémir. Un jour, il reçoit une lettre (pas un courriel, un courrier) d'une jeune Vauclusienne. D'Apt ou de Carpentras, on ne sait. "Chez les garçons de son entourage [des basanés ? des Marinistes ? va savoir], le jeu qui faisait fureur, c'était d'envoyer des lames de rasoir au lance-pierres dans les jambes des filles qui portaient des jupes courtes". Coincées dans un vieux chouing Malabar™, les lames ? Mystère et boule de gomme. Mais Le Dauphiné Libéré a lancé toute son équipe de reportage sur le fil du rasoir. Pas le moindre émule de James Dean ou de Thierry la fronde à se mettre sous la dent, pas un seul souvenir du gioco furioso dans toutes les côtes du Rhône. La lettre ayant été reçue à Matignon, les conservateurs des Archives nationales en viendront peut-être à demander une rallonge budgétaire pour dénicher la supplique… Arlésienne ou Avignonnaise, la jeune personne ? On peut imaginer que le Premier ministre d'alors ait confié à son ex-assistante, Penelope Fillon, of #Penelopegate fame, le soin de répondre. Mais une presse laxiste n'a même pas pris le soin de solliciter de cette dernière la moindre confirmation. Le constat : toutes les Vauclusiennes portent depuis la burqa. Amnésie ou omerta ? Elles ne veulent ou ne savent plus dire pourquoi.

Dormeuil ? fi donc

Le Penelopegate et les 50 000 euros du prêt remboursé n'y suffisant pas, #François Fillon, c'est sa dernière en date, a dû faire la manche pour rester propre. Pas en costume Dormeuil (800 euros), trop "du commun". Non, en #Berluti-Arnys. Trois essayages au minimum, 6 500 euros le deux-pièces, plus si trois avec balconnet sur le devant. Ou veste forestière, histoire de se la jouer "rebelle" (et antisystème). Au total, en moins de cinq ans, la note s'est élevée à 48 500 euros. Et pour les caleçons et les chaussettes ? On se souvient de celles, cardinalices, de Balladur, livrées par les meilleurs tailleurs du Vatican… C'est le JDD qui a calculé l'addition, réglée soit en espèces, soit par chèques émis par la banque Monte Dei Paschi di Siena, par exemple, et non du Crédit agricole de la Sarthe. On ne sait si c'est la filiale de San Marino (la Serenissima Repubblica aux mœurs fiscales accommodantes) qui détient le compte du généreux donateur. Quand on songe à cette pauvresse de Rachida Dati qui quémandait à Yves-Saint-Laurent des robes en prêt (prolongé jusqu'à ce qu'un huissier vienne les réclamer à la Chancellerie), on se dit que, oui, vraiment, nos parlementaires, nos ministres intègres, sont trop mal rétribués ; il convient de les augmenter. Imaginez un ex-candidat à la présidence dans le métro, réclamant des tickets-restaurant afin de pouvoir tenir son rang ? Ou assis à même le trottoir, un cheval de Penelope sur le flanc (depuis surnommée La Cochère porte de La Chapelle où elle vend ses allumettes et prestations) à son côté ? Quel spectacle donnerions-nous aux touristes étrangers ? Déjà, Julien Dray revendant ses Rolex et Patek à Barbès, Mariton récupérant des peaux de lapin dans les rues de Nyons pour joindre les deux bouts, c'est trop affligeant. Pour François Fillon, faites au moins un don sur Fillon2017. Ou envoyez vos vieilles cravates à Arnaud de Montlaur, Charles de Froment, Cyrille du Peloux, Madeleine de Jessey, Béatrice de Montille, ou Yves d'Amécourt, qui transmettront.