L'histoire controversée de l'ultime #débat présidentiel a fait polémique pendant des semaines, avec un Jean-Luc Mélenchon qui avait refusé catégoriquement, ainsi qu'un Emmanuel Macron et un François Fillon qui traînaient des pieds. En cause, la date de ce débat, beaucoup trop proche de celle de l'échéance, chacun craignant qu'un autre ne lui envoie une boule puante et qu'il n'ait pas le temps de s'en remettre avant le vote. Ainsi, pour que tous soient satisfaits, #France 2 a proposé une nouvelle formule aux candidats. En fait, l'émission n'aura de débat que le nom, car elle consistera en un entretien individualisé de 20 minutes, chacun son tour, entre les 11 candidats.

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L'effet domino évité

La désertion subite de Jean-Luc Mélenchon avait été accompagnée de celle d'Emmanuel Macron, qui jugeait lui aussi la date de ce débat trop proche de celle du vote. Ainsi, bien qu'il ne voyait initialement aucun inconvénient à ce qu'il ait lieu, François Fillon a lui aussi émis des réserves, par une espèce d'effet domino, affirmant qu'il serait inutile de s'y rendre si les principaux candidats n'étaient pas là. Le problème, c'est qu'il risque aussi d'être inutile de s'y rendre malgré que tous les autres y soient du fait de la formule, qui ne permet pas le débat.

Les adversaires ne pourront pas dialoguer, ni s'envoyer de petits mots, ni se répondre mutuellement. Donc il n'y aura clairement pas débat, ce sera surtout un entretien politique individualisé, avec les deux journalistes de France 2 Léa Salamé et David Pujadas, spécialistes politiques de la chaîne.

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Bref, c'est une amère déception pour le service public de télévision, qui souhaitait clore en beauté la campagne de premier tour, et qui, malgré les critiques, a tenu à maintenir la diffusion de cette émission à tout prix.

France 2 indemnisée pour l'entre-deux tours

Afin de réconforter la chaîne de télévision publique, le CSA lui a en tout cas attribué, conjointement à TF1, les rênes du débat d'entre-deux tours, celui qui verra s'opposer les deux candidats retenus au second tour. Evidemment, puisque ces deux chaînes ont été choisies, une autre a été laissée sur le carreau, ce qui n'est pas pour lui plaire : BFM TV. Elle a pu produire un second débat entre les 11 candidats dans les meilleures conditions, elle n'a donc pour le moment aucune raison de réclamer d'accueillir le dernier débat présidentiel, bien qu'il dise en avoir la légitimité en tant que 5è chaîne d'information de France.