Le quotidien local "Le Dauphiné Libéré" aurait sans doute gagné quelques centaines de lecteurs, en relatant un #internement d'office, réalisé par maire et préfet, et désavoué le vendredi 14 avril par le juge des libertés de Privas. Un exemple de procédure abusive souvent mise en oeuvre par des maires ruraux, des policiers municipaux, qui se croient désormais tout permis dans la France socialiste de l'#Etat d'urgence, plus "dictatoriale" que la Grèce des colonels à la fin des années 1970. Cette histoire authentique peut arriver à chacun d'entre nous. Voici une dizaine de jours, un honorable citoyen de Saint Jeure d'Ay (commune de moins de 500 habitants du Nord Ardèche), Pascal Andrieux, s'effondre sur la voie publique suite à un malaise.

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Par le passé, Pascal Andrieux a eu des différents avec Mme Le Maire de Saint Jeure d'Ay, Brigitte Martin, infirmière, étiquetée Les Républicains, élue dans cette commune rurale depuis plus d'une vingtaine d'années. Mme le maire fait interner d'office le malheureux retraité, à l'hôpital psychiatrique de Chiron à Annonay, et fait valider l'internement d'office par le Préfet de l'Ardèche, qui suit la demande de l'élue locale, sans chercher à connaître la vérité.

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L'internement d'office relevait d'un excès de pouvoir du maire, d'un réglement de compte

Malheureusement pour la mairesse Les Républicains Brigitte Martin, maire de Saint Jeure d'Ay, et pour le Préfet de l'Ardèche, l'hospitalisé d'office saisit le juge des libertés et de la détention près le tribunal de grande instance de Privas. Et, le vendredi 14 avril 2017, Jean de Romefort, juge des libertés et de la détention, désavoue publiquement le Préfet de l'Ardèche et la suffragette Les Républicains de Saint Jeure d'Ay Brigitte Martin. Il estime que Pascal Andrieux est tout à fait normal, sain de corps et d'esprit, et ordonne la levée immédiate de l'hospitalisation d'office.

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Pascal Andrieux vient de passer 10 jours pour rien en psychiatrie à la clinque de Chiron à Annonay suite aux divagations du maire Brigitte Martin (et accessoirement du Préfet de l'Ardèche) alors que c'est elle qui mériterait peut être une hospitalisation d'office au vu de sa décision partiale et incohérente. A minima, estiment plusieurs médecins de la clinique de Chiron, rencontrés sur place, "une expertise psychiatrique du maire Brigitte Martin s'imposerait, lorsqu'on sait que la même Brigitte Martin était candidate aux dernières élections départementales, sous les couleurs des Républicains !".

Peut être que M. Pascal Andrieux n'est que la victime collatérale de l'état d'urgence, imposé à notre pays. Dans une France où beaucoup se demandent Qui a détourné les subventions Européennes destinées aux apiculteurs ?, dans une France choquée par Les nouvelles liaisons dangereuses du candidat Emmanuel Macron, chaque jour apporte son lot de scandales, d'abus au gré de la couverture médiatique.

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Personne ne semble à l'abri d'un dérapage. #medical