Le cadre était à la hauteur de l'attente et des espoirs placés dans cette première visite. C'est en effet du côté de Versailles que #Vladimir Poutine a rencontré pour la première fois #Emmanuel Macron lundi. Officiellement, les deux chefs d'Etat étaient réunis pour inaugurer l'exposition consacrée au Tsar Pierre le Grand. Mais officieusement, la rencontre était bien sûr d'importance afin d'évoquer de nombreux sujets. Cette fois, contrairement à la poignée de mains avec Donald Trump, celle avec Vladimir Poutine n'a pas tourné à la démonstration de virilité pour le Président de la République. Lors d'une conférence de presse, les deux hommes sont notamment revenus sur une question brûlante, celle de la Syrie.

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Comme c'était attendu, Vladimir Poutine et Emmanuel Macron ont assuré qu'ils feraient leur maximum afin de vaincre la menace terroriste. Le Président de la République a évoqué l'existence d'une « ligne rouge » concernant le chef d'Etat syrien, Bachar al-Assad. Il a confié que « toute utilisation d'armes chimiques fera l'objet de représailles et de sanction ». Mais sur ce sujet, les deux hommes se rejoignent clairement, en particulier sur leur volonté ferme de venir à bout de Daech.

Macron interpelle Poutine sur l'Ukraine et les droits LGBT

Candidat européen déclaré lors de la campagne présidentielle, Emmanuel Macron est forcément revenu sur le cas de l'Ukraine, pays tiraillé entre les influences russes et européennes. Le président français a fait part de son optimisme sur ce dossier, mettant en avant une réunion qui se tiendra dans les prochaines semaines.

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Celle-ci réunira la France, l'Allemagne, la #Russie et l'Ukraine, comme il y a trois ans, pour une discussion, beaucoup l'espèrent, constructive. Vladimir Poutine est apparu plus fermé sur la question, rappelant les sanctions de l'UE à l'encontre de la Russie concernant la question ukrainienne. Autre sujet sensible, celui du traitement des homosexuels en Tchétchénie. Récemment, plusieurs ONG assuraient que des camps d'homosexuels étaient installés dans cette zone. Emmanuel Macron a assuré que Vladimir Poutine avait promis de dire toute la vérité sur cette question sensible. Pour rappel, en Russie, l'homosexualité est un véritable tabou et le Président de la République a « très précisément indiqué au président Poutine les attentes de la France ». Comme pour l'Ukraine, c'est donc plutôt l'optimisme qui est de mise même si rien n'est encore joué.

Le compliment de Poutine à... Marine Le Pen

Et puis, bien sûr, le sujet de l'élection présidentielle française est revenu sur la table. Comment ne pas l'évoquer ? Durant la campagne, les rumeurs avaient été de plus en plus insistantes concernant l'action de hackers russes afin de favoriser l'élection de Marine Le Pen.

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Pour Emmanuel Macron, ces rumeurs n'ont pas lieu d'exister. Mais le Président de la République française a tout de même tenu à frapper fort en accusant Sputnik et Russia Today d'avoir été « comme des organes d'influence et de propagande ». Deux médias proches du Kremlin, et donc du pouvoir russe en place. Une charge qui n'a pas du plaire à Vladimir Poutine, qui a rappelé de son côté que son entrevue avec Marine Le Pen lors de la campagne était tout à fait légitime. « Si Marine Le Pen a demandé à être accueillie, je ne vois pas pourquoi nous aurions dû lui refuser ce droit. Elle a toujours œuvré au développement de nos relations ». Un compliment sincère à l'attention de l'opposante la plus farouche d'Emmanuel Macron. Une preuve, s'il en fallait une, que la potentielle amélioration des relations franco-russes prendra du temps.