Cette après-midi se clôturait la grande consultation interne à la France insoumise décidée par #Jean-Luc Mélenchon pour donner la position du mouvement au second tour de l'élection présidentielle. Le leader malheureux du mouvement a bien précisé qu'il ne s'agissait pas d'une consigne de vote mais d'une position officielle de la France insoumise, et que les électeurs étaient libres de leur choix. Résultat : sur plus de 240 000 adhérents consultés, 36.12% ont choisi le vote blanc ou nul, qui arrive en tête, 34.83% ont choisi le vote #Emmanuel Macron, et 29.05% ont choisi l'abstention. Le choix Marine Le Pen n'était pas proposé. Ainsi, cela fait quasiment 65% d'électeurs prêts à s'abstenir ou à voter blanc au second tour.

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Protestations

L'ensemble de la classe politique rangée derrière Emmanuel Macron au soir du premier tour avait protesté contre la décision de Jean-Luc Mélenchon, qui avait rassemblé 19.58% (soit plus de 7 millions d'électeurs) des voix, de ne pas donner de consigne de vote, et d'organiser une consultation interne au parti. Ce dernier leur avait vertement répliqué qu'ils faisaient de la démocratie à deux vitesses, qu'ils l'aimaient quand cela les arrangeait seulement. Aujourd'hui encore, la plupart des journalistes, éditorialistes, et politiciens, critiquent cette décision et tiennent Jean-Luc Mélenchon pour responsable d'une éventuelle victoire de Marine Le Pen le 7 mai.

Pourquoi ce choix ?

La grande majorité des électeurs de Jean-Luc Mélenchon est fermement opposée à l'ultralibéralisme proposé par Emmanuel Macron, d'où son arrivée en seconde position seulement à l'issue de la consultation.

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Mais ce choix des adhérents a été conforté par celui d'Emmanuel Macron de ne pas leur donner des gages ni tenter de rapprochements avec eux : sur le plateau de TF1, le leader de la France insoumise demandait des preuves d'amour de la part du candidat d'En Marche !, et notamment qu'il garantisse de retirer son projet de réforme du droit du travail, mais ce dernier a refusé tout net. Considérant qu'il n'était pas ouvert à la discussion, pas prêt à amender son projet antisocial, et donc hostile aux électeurs de Jean-Luc Mélenchon, les adhérents ont ainsi décidé de ne pas voter pour lui prioritairement.

Coup dur pour le PCF

Allié de la France insoumise pendant la présidentielle, le PCF avait espéré que Jean-Luc Mélenchon appelle clairement à faire barrage au Front National en votant pour Emmanuel Macron, mais cela n'a pas été le cas. C'est donc un sujet de discorde entre les deux alliés. Le secrétaire national du parti, Pierre Laurent, a pour sa part déclaré qu'il voterait pour Emmanuel Macron, afin de ne faire courir aucun risque à la démocratie au second tour. Il a été très déçu du résultat de cette consultation, espérant que ce n'était qu'une photographie de l'opinion des insoumis et qu'elle n'allait pas se vérifier dans les urnes.