20 ministres et 10 secrétaires d'Etat, 15 hommes et 15 femmes ; telle est la composition du deuxième gouvernement d'Edouard Philippe sous les ordres du président #Emmanuel Macron. Il s'agit d'une équipe ouverte, autant à gauche qu'à droite, comptant de nombreux membres de la société civile. Comme cela avait été annoncé par l'exécutif, certains ministres et secrétaires d'Etat n'ont pas de délégation à proprement parler, et deviennent les adjoints de leurs ministres de tutelle. Faisons un tour d'horizon des petits nouveaux.

Des socialistes un peu plus nombreux

Moins de membres du Modem et davantage de socialistes, c'est la leçon principale à retenir de ce premier remaniement.

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L'exemple le plus emblématique est la mise à l'écart de la ministre des Armées Sylvie Goulard (Modem), inquiétée par l'affaire des assistants parlementaires de son parti, au profit de l'ancienne socialiste Florence Parly. Présentée comme membre de la société civile, cette dernière avait occupé les postes de secrétaire d'Etat au Budget sous l'autorité de Lionel Jospin de 2000 à 2002, puis de vice-présidente de la région Bourgogne. Elle s'était ensuite reconvertie dans le monde des entreprises, en travaillant notamment pour Air France et la SNCF.

De même, après la démission de François Bayrou (Modem) du poste de ministre de la Justice, c'est la socialiste Nicole Belloubet qui le remplace. Spécialiste en droit, elle est également membre du Conseil Constitutionnel.

Autre prise de gauche d'Edouard Philippe : Stéphane Travert (ex-PS membre de la République en Marche), nouveau ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, en remplacement du radical de gauche Jacques Mézard, lui-même déplacé au poste de ministre de la Cohésion des Territoires, en remplacement de Richard Ferrand qui brigue le poste de patron du groupe 'République en Marche' à l'Assemblée Nationale.

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Enfin, le socialiste Benjamin Griveaux occupera désormais la fonction de secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie Bruno Le Maire, pourtant venu des Républicains. Un mélange des genres qui sera scruté à la loupe par les observateurs de la vie #Politique.

Seulement deux représentantes du Modem

Maintenant qu'Emmanuel Macron et Edouard Philippe ont la certitude de disposer de la majorité absolue à l'Assemblée Nationale grâce à plus de 300 députés étiquetés 'République en Marche', les alliés du Modem ont beaucoup moins de poids au sein de la majorité présidentielle. Outre le départ de François Bayrou et de Sylvie Goulard, on notera également la mise sur la touche de Marielle de Sarnez, ministre des Affaires Européennes. Officiellement, cette fidèle de F. Bayrou souhaite occuper le poste de présidente du groupe 'Modem' à l'Assemblée Nationale. Mais il se murmure qu'elle préférerait en réalité faire profil bas suite aux révélations sur les assistants parlementaires des députés de son parti au Parlement de Bruxelles.

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Dans le #Gouvernement Philippe 2, Marielle de Sarnez est remplacée par Nathalie Loiseau, dernière directrice de l'ENA (Ecole Nationale d'Administration).

Le Modem ne dispose donc aujourd'hui que de deux représentantes au sein du gouvernement : Geneviève Darrieussecq, nouvelle secrétaire d'Etat auprès de la ministre des Armées, et la sénatrice Jacqueline Gourault, nouvelle ministre auprès du ministre de l'Intérieur. Ancien soutien d'Alain Juppé, cette dernière avait finalement parrainé Emmanuel Macron au premier tour de l'élection présidentielle.

Les Républicains ne sont pas oubliés

Quatre autres personnalités ont rejoint la nouvelle équipe gouvernementale, avec tout d'abord deux membres de la République en Marche en provenance de la société civile : Julien Denormandie, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Cohésion des Territoires, et Brune Poirson, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Transition Ecologique, Nicolas Hulot.

A droite, Les Républicains ne sont pas oubliés, et peuvent compter sur l'arrivée au sein du gouvernement de Sébastien Lecornu - qui occupera la même fonction que Brune Poirson aux côtés de N. Hulot -, et Jean-Baptiste Lemoyne, qui viendra en soutien à la ministre des Affaires Européennes Nathalie Loiseau.