Ce lundi 28 Août, #Emmanuel Macron, Edouard Philippe et leurs équipes font leur rentrée politique. Mais les prochaines semaines s'annoncent délicates, sur fond de mécontentement grandissant au sein de la population. La semaine dernière, le nouvel exécutif recevait déjà les critiques de l'ancien président de la République François Hollande. De leur côté, les députés de gauche de la France Insoumise - soutiens de Jean-Luc Mélenchon - sont prêts à faire entendre leurs voix à l'Assemblée Nationale. De même, Les Républicains et le parti Socialiste ne comptent pas jouer les seconds rôles et prendront soin de motiver leurs rangs pour remonter dans les sondages.

François Hollande sort du silence

Alors qu'il avait promis de prendre sa retraite politique, François Hollande semble avoir fait marche arrière.

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En marge du Festival du Film d'Angoulême, il a livré de cinglants conseils à son successeur, en estimant que la nouvelle réforme du Code du Travail allait trop loin en défaveur des salariés : "Il ne faudrait pas demander aux Français des sacrifices qui ne sont pas utiles. Il ne faudrait pas flexibiliser [davantage] le marché du travail", a-t-il déclaré au micro de BFMTV.

S'agit-il d'un retour de bâton infligé à Emmanuel Macron de la part de son prédécesseur ? "Il m'a trahi avec méthode", avait déclaré François Hollande quand son ministre de l'Economie avait décidé de démissionner du #Gouvernement pour créer son propre mouvement politique et se lancer dans la course à la présidentielle.

Socialistes, républicains et insoumis sur le qui-vive

Toujours dans un contexte politique, le président Macron va devoir affronter les attaques des partis ennemis (PS et LR en particulier), qui prendront soin d'inverser la tendance pour le faire chuter dans les sondages et accentuer son échec.

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La démarche permettrait également aux socialistes et aux républicains de monopoliser les débats dans les médias, et se remettre ainsi de leur défaite aux dernières élections. Ainsi, Alain Juppé (LR) et François Bayrou (Modem) y sont déjà allés de leurs critiques acerbes à l'égard du gouvernement. De même, la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon prépare déjà la lutte en appelant à manifester en masse le 23 Septembre prochain à Paris.

Premiers faux pas du nouveau gouvernement

Il faut dire que la nouvelle équipe exécutive a débuté son labeur par quelques bourdes, à commencer par la démission du chef d'Etat-major des armées seulement quelques jours après l'élection du président Macron. Il déplorait la baisse des crédits alloués à la Défense. Mais le gouvernement avait rapidement réagi en annonçant une hausse du budget dans ce secteur-clé. "On baisse, mais en fait on augmente", résume Ouest-France.

D'autres décisions prises n'aident pas vraiment la côte de popularité du nouveau gouvernement à remonter, comme l'annonce de la baisse de 5 Euros de l'APL (Aide Personnalisée au Logement) pour tous les bénéficiaires sans exception, ou encore la baisse des crédits accordés aux contrats aidés.

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Parallèlement, en cette semaine de rentrée, Emmanuel Macron et Edouard Philippe vont d'abord travailler sur un lourd projet annonciateur de nombreux mécontentements : la réforme du Code du Travail. C'est en effet dans les prochains jours que le gouvernement devra rendre ses conclusions à ce sujet, dont les premières mesures ont été détaillées dans le courant de l'été avant la consultation des syndicats, comme la création du CDI dit 'de mission', ou le plafonnement des indemnités prud'homales. En revanche, l'exécutif peur se targuer d'une chose : la croissance est de retour cette année.