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La Seine-Saint-Denis ainsi que deux autres départements d’Île-de-France sont menacés de disparition. La Métropole du #Grand Paris risque en effet d’engloutir ces collectivités qui tentent désespérément de faire réagir l’opinion publique.

La Seine-Saint-Denis lance une #pétition sur son site internet pour appeler à la mobilisation générale. Mais de quoi a donc peur ce #département ? De la disparition. En effet, le 17 juillet dernier, Emmanuel Macron [VIDEO] se prononçait en ces termes devant la Conférence nationale des territoires.

Si nous voulons que la Métropole du Grand Paris réussisse à l’échelle de la compétition internationale, nous avons besoin de simplifier drastiquement les structures.

En effet, le président fraîchement élu s’était engagé, pendant la campagne selon Demain.fr, à faire disparaître les départements là où il y avait des métropoles en place.

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En Île-de-France cela concernerait donc les trois départements limitrophes à la capitale : la Seine-Saint-Denis, les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne.

3 départements en moins pour renforcer une super-région

Pour les responsables de la Société du Grand Paris cela s’inscrirait dans une logique d’inclusion de tous les acteurs de la nouvelle métropole qui se dessine. Que ce soit au niveau social mais aussi physique. Comme c’est le cas du Grand Paris Express. Ce projet de développement du réseau de transports en Île-de-France a pour objectif de désenclaver certaines collectivités.

Pour l’opposition cela créerait cependant un vide au niveau de la concertation entre élus et citoyens. En effet, comme l’explique Patrick Devedjan cité sur Demain.fr : “faire disparaître les trois départements reviendrait à faire disparaître 138 conseillers départementaux. En échange, on maintiendrait douze territoires au sein desquels siègent 1 054 membres qui ne sont pas élus par les habitants mais désignés par les communes.

Et c’est exactement ce que craint la Seine-Saint-Denis dans sa pétition en ligne intitulée : “Pour le maintien des services publics de proximité”.

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Le département déplore une logique qui pourrait mettre en péril le maintien des “55 crèches départementales” ou encore l’entretien des “350 km de routes départementales et les 8 parcs départementaux”.

La Seine-Saint-Denis accuse également une politique “complexe et technocratique” qui “aura un impact négatif sur la qualité des services de proximité et risque de paralyser la réalisation de projets majeurs comme le Grand Paris Express ou les JO 2024.

La pétition veut sauver les services de proximité

Voici le texte de la pétition en entier que vous pouvez également retrouver sur le site du département, seinesaintdenis.fr.

"Comment ferons-nous demain ?

Demain, qui accueillera les enfants des 55 crèches départementales et les familles suivies dans les 117 PMI ? Qui protègera l’enfance en danger ? Qui entretiendra les 350 km de routes départementales et les 8 parcs départementaux ? Qui soutiendra la culture pour tous, les associations et les clubs sportifs ? Qui construira de nouveaux collèges numériques ? Qui délivrera le chèque réussite de 200 € aux élèves à l’entrée en sixième ? Qui financera les aides sociales ? Qui construira et entretiendra des logements sociaux de qualité pour les habitants du département ? Qui portera la voix des quartiers populaires ? Qui luttera contre les discriminations et les inégalités ? Et demain, quelle transparence démocratique sans élu.e.s de proximité ?

Voilà quelques-unes des nombreuses questions de notre quotidien, posées par le nouveau « big bang » institutionnel préparé par le gouvernement, qui vise à supprimer purement et simplement le Département de la Seine-Saint-Denis, sans aucune réponse concrète.

Sous couvert de « modernité », ce projet complexe et technocratique, ni faisable, ni rentable, aura un impact négatif immédiat sur la qualité des services publics de proximité et risque de paralyser la réalisation de projets majeurs et décisifs pour notre territoire, comme le Grand Paris des transports ou les Jeux Olympiques de 2024.

Parce que nous voulons plus de services publics de proximité, pas moins,

Parce que nous voulons plus de démocratie, pas moins.

Nous disons Oui au Grand Paris des projets qui booste notre territoire pour plus d’égalité,

Nous disons Non au Grand Paris centralisateur qui casse les services publics de proximité."