La #crèche de Nöel ce n’est pas laïque. Ça peut sembler évident pour certains. Mais pour #Laurent Wauquiez il a fallu en passer par la justice pour l’en convaincre… et encore, ce n’est pas gagné.

C’était l’hiver dernier, Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, décide d’installer une crèche de Nöel dans l’hôtel de sa région. Scandale sur les réseaux sociaux, dans les médias et dans la sphère politique. L’hôtel de région est un espace public où la laïcité est reine. Certains à droite défendent Laurent Wauquiez. La crèche est un symbole de l'héritage judéo-chrétien de la France.

La crèche jugée par le tribunal

Le tribunal administratif se charge du dossier et rend son verdict.

Publicité
Publicité

C’était il y a quelques jours, le 5 octobre, le tribunal administratif de Lyon juge illégale la crèche de Nöel, depuis désinstallée. Selon son communiqué, la crèche "méconnaît le principe de neutralité en l'absence de caractère culturel, artistique ou festif".

Pour la Ligue des Droits de L’Homme c’est une victoire de la laïcité et estime que “le rappel au principe de laïcité ainsi infligé à Laurent Wauquiez est utile”. Cependant, le président de la région ne s’avoue pas encore complètement vaincu. En effet, il a d’ores et déjà annoncé qu’il faisait appel de la décision de justice estimant que la justice confond "ce qui relève du cultuel et du culturel".

Laurent Wauquiez est candidat à la présidence de son parti, Les Républicains [VIDEO]. Pour défendre sa candidature, il s’est imposé comme le représentant d’une droite traditionnaliste fière de ses valeurs conservatrices et chrétiennes.

Publicité

La crèche, symbole pour la France chrétienne immuable

Lors de son procès déjà, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes défend le principe de la culture française, héritée par une tradition chrétienne. Pour Laurent Wauquiez, rien de plus important que la conservation des valeurs culturelles. En effet, cité par Lyon capitale, Laurent Wauquiez estime que cette décision de justice est une “négation de nos racines”.

Lors de son premier procès il avait ainsi invoqué le fameux caractère culturel et artistique qui permet à un objet a priori non-laïc d'échapper à l'interdiction du Conseil d'Etat. Sa crèche avait été fabriquée par des artisans locaux et donc soutenait une industrie locale culturelle dans son raisonnement. La crèche représente ainsi pour lui : “Au-delà des convictions intimes de chacun, cette crèche dessinait symboliquement ces liens culturels et familiaux qui nous rassemblent.

Mais cela n'a pas suffi pour le tribunal administratif qui va devoir se repencher sur la question en vue du procès en appel de Laurent Wauquiez. #Laïcité