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Depuis que Jean-Christophe Cambadélis a quitté son poste de premier secrétaire fin septembre, le #Parti socialiste cherche celui ou celle qui pourra le remettre sur pied après la débâcle des élections présidentielles.

Cambadélis n'a pas été tendre avec le PS, qu'il a dirigé pendant trois ans, à travers son livre « Chronique d’une débâcle », publié juste après sa démission. Il y dénonce un parti victime de la politique de François Hollande qui consistait, selon lui, à ne jamais prendre des positions claires : "On pourra tout lui demander, même le plus grotesque, il y répondra. Il ne sera pas l’homme qui dit non. Il fera au mieux ", ou "François Hollande a voulu gouverner pour le meilleur et pour le pire, mais ne s’est jamais résolu à présider ".

Il reste maintenant à savoir qui pourra remettre le bateau à flot et lui insuffler un nouvel élan pour qu’il réussisse à reconquérir les nombreux déçus du quinquennat de François Hollande, lui reprochant de n'avoir jamais mené une politique de gauche.

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Le challenge est donc important, d'autant plus que le parti a accumulé les dettes, certains journaux redoutant même sa faillite financière.

Deux candidats en lice

Au poste de premier secrétaire sont notamment pressentis #Najat Vallaud Belkacem et Luc Carvounas, actuellement député PS. Najat Vallaud-Belkacem n'occupe plus de poste dans la fonction politique et a même fait part de ses intentions de fonder sa propre entreprise, laissant la politique de côté pendant quelque temps. Cependant, plusieurs quadras du parti, dont Olivier Faure, patron du groupe à l'Assemblée, mais aussi l'ex-secrétaire général adjoint de l'Élysée Boris Vallaud, lui ont fait part de leur souhait de la voir à la tête du parti socialiste.

Selon Le Figaro, l'ex-ministre de Hollande a apposé deux conditions. La première serait qu'elle accepterait de déposer sa candidature uniquement si son poste est rémunéré.

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Or d'autres voix se sont élevées contre cette demande, indiquant que ce poste est avant tout bénévole. Et vu les difficultés financières rencontrées par le parti socialiste, des dépenses supplémentaires sont difficilement envisageables. La deuxième condition est qu'elle obtienne la tête de liste lors des prochaines élections européennes, ce qui lui permettrait de retrouver un mandat, n'ayant aucun poste à l'heure actuelle.

Le futur du parti socialiste semble plus que jamais rempli d'incertitude, car c'est toute une ligne politique qui est à reconstruire. Les conditions de Najat Vallaud Belkacem mettent le doute quant à sa réelle intention de diriger un parti en pleine décrépitude, vu l'énorme travail que ce poste exigera.