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Avec la reprise de Raqqa, c'est le dernier bastion de l'#EI en Syrie qui est tombé, laissant exploser sur la place publique le brûlant débat du devenir des #djihadistes français engagés dans le conflit, ainsi que celui de leurs familles.

Le malaise suscité par le sujet est déjà bien palpable au sein de l'Exécutif depuis quelques jours. Sur Europe 1, le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, l'a d'ailleurs bien résumait, "ils ne sont pas allés là-bas faire du tourisme". Alors, pour cette situation inédite en France, faudrait-il s'attendre à une position ferme de la part du Gouvernement ?

Oui, à en croire les propos avancés par le président de la République dans un entretien accordé à France 2 [VIDEO]. En effet, pour #Emmanuel Macron les choses sont très claires, chaque français engagé dans des entreprises terroristes devra répondre de ses actes devant la justice.

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D'ailleurs, depuis sa prise de fonction à l'Elysée, le Chef de l'Etat a grandement fait évoluer la justice française sur le traitement de la question terroriste [VIDEO].

Ce qu'il faut savoir sur les ressortissants français en zone de conflit

Selon les chiffres du Gouvernement, ce sont près de 1700 français qui se déporter en Syrie et en Irak pour gonfler les rangs de l'EI. S'il est reconnu qu'au moins 278 d'entre eux ont trouvé la mort dans le conflit, ils sont aujourd'hui 302 à être rentrés en France, dont 66 femmes et 58 enfants. A l'heure actuelle, le ministère de l'Intérieur estime à 700 le nombre d'adultes et 500 le nombre de mineurs français encore présents sur la zone de conflit. Un casse-tête donc auquel il faudra que le tout jeune président de la République apporte une réponse claire dans les mois à venir.

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Le traitement prévu par Macron pour les djihadistes et leurs familles

Le président Macron s'est fait fort de ranger en trois catégories, les ressortissants et résidents français membres de l'EI présents dans la zone irako-syrienne. Il y a ceux qui "peuvent revenir" en France par leurs propres moyens, ensuite il y a ceux qui peuvent faire l'objet d'un rapatriement, et enfin il y a ceux qui seront jugés dans le pays où il se trouve selon les circonstances. Un gestion des dossiers au cas par cas pour le président français qui n'a pas ainsi manqué de souligner sa pleine confiance en la justice irakienne.

Pour ce qui est des revenants en terres françaises, le Chef de l'Etat a voulu se montrer très clair. Les femmes et les enfants seront soumis à un protocole précis. Les adultes se verront directement confiés à la justice pour répondre de leurs crimes, tandis que les enfants passeront par un suivi médical et psychiatrique particulier. Une idée que dénoncent déjà certaines familles de djihadistes en France.