Dans l'imagerie populaire, les tests pharmaceutiques sur des animaux auraient souvent comme conséquence la mort de nos amis à poils. Des scientiques texans viennent de contredire cette vision des choses. Après avoir fait des tests sur de la levure, ils ont testé les effets de l'ibuprofène sur des mouches et des vers. Le résultat?

"Nous avons observé un allongement de la vie des animaux et leur maintien en meilleure santé. Les résultats ont également été positifs pour les cellules de la levure", explique Michael Polymenis de l'Université Texas A and M. Le gain d'espérance de vie serait de 15% chez les vers et les mouches. A l'échelle humaine, cela représenterait un gain de dix ans et ce en bonne santé! De quoi donner des sueurs froides à l'office des pensions et aux pompes funèbres...

Un grand nombre de personnes utilisent actuellement l'ibuprofène. Si les résultats des expériences venaient à être confirmés pour les êtres humains, cela pourrait expliquer en partie l'augmentation de l'espérance de vie générale de par le monde.

Nous mourrons de plus en plus vieux 

Selon une revue médicale britannique, l'espérance de vie aurait progressé de 10 ans dans le monde entier. De là à imputer cette augmentation à l'usage de l'anti-inflammatoire, il y a un pas qu'on ne peut décemment pas franchir. 

Pour comprendre l'augmentation de l'espérance de vie, il est nécessaire de prendre en compte tout un nombre de facteurs. Si les hommes vivent en moyenne jusqu'à 68,8 ans (5,8 ans de plus qu'en 1990) et les femmes jusqu'à 74,3 ans (6,6 ans de plus), c'est principalement dû au recul des maladies infectueuses. Dix pays en développement tels que le Népal, l'Ethiope, le Rwanda ou l'Iran ont ainsi vu leur espérance de vie augmenter de plus de douze ans. 

Seul point noir, l'Afrique. L'espérance de vie y a reculé de 5 ans suite aux affres du sida. Cette maladie sexuellement transmissible (et donc facilement évitable) reste la première cause des décès prématurés sur le continent noir.

Dans le reste du monde, on constate une dyniamique inverse. Dans les pays développés, les cancers ont reculé de 15% et les maladies cardio-vasculaires de 22%. Faut-il y voir une des conséquences de la "has-been-isation" de la consommation de tabac? Des études ultérieures viendront certainement répondre à cette question. #Médecine