Le virus #Ebola a été meurtrier et c'est l'une des épidémies les plus meurtrières dans le sud de l'Afrique. Lors d'une réunion d'urgence destinée à la restructuration de la lutte contre l'Ebola, la directrice de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Margaret Chan, a admis que « l'organisme avait tardé à réagir face à l'épidémie et que des leçons devaient être tirées. »

Même si l'évolution du virus stagne dernièrement, il n'y a plus de place à l'erreur. Mme Chan a souligné que « les avancées contre la maladie peuvent être perdues très vite. » Prenant le blâme sur la lenteur de la réaction, elle appelle à une mobilisation accrue de l'OMS.

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« La tragédie de l'Ebola a appris à la planète comment réagir face à ce type d'épidémies », disait Mme. Chan. Elle insiste qu'il faut plus de vigilance et demande davantage de ressources financières pour éradiquer, ou du moins, contrôler l'expansion du virus.

Depuis son apparition en 2013, le virus a tué plus de 9000 personnes. Les trois pays les plus durement touchés sont la Sierra Leone, la Guinée et le Liberia. Selon Mme Chan, l'expansion du virus est finalement arrêtée, mais « de nouveaux cas pourraient réapparaître suite à une négligence. Il faut faire très attention. »

Pour David Nabarro, coordinateur de la luttre de l'Ebola aux Nations Unies, « l'épidémie a démontré des lacunes quant à l'identification des menaces sanitaires à l'échelle mondiale. » Il a tout de même salué l'apport important de pays tels que la France et la Grande-Bretagne pour l'aide en infrastructures et le financement offert.

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Les participants à la réunion ont écouté le témoignage d'une infirmière qui a eu le privilège de survivre au virus. Rebecca Johnson, originaire de Sierra Leone, ne pouvait plus ni marcher, ni parler et a presque perdu la vision. Maintenant, elle fait face aux préjugés et aux stigmates liés au virus. Elle a déclaré « se retirer seule et pleurer tant la situation était difficile. »

L'objectif pour l'OMS en 2015 est de soutenir les pays qui combattent le virus afin de le faire descendre à zéro. Une tâche qui risque d'être ardue.