En France, la rougeole est une maladie bénigne - sauf en cas de complications - que les enfants et parents connaissent peu. La dernière épidémie importante remonte à 2008. En revanche, presque chaque année, la rougeole s'invite aux États-Unis, relançant le débat interminable sur l'utilité du vaccin.

Déjà plus d'une centaine de cas

C'est en décembre de l'année dernière que les autorités sanitaires américaines ont commencé à voir l'épidémie prendre de l'ampleur : à l'origine de la contamination un groupe de personnes ayant visité Disneyland en Californie, d'après l'américain Time Magazine. Depuis, une quarantaine de cas ont été recensés parmi les visiteurs et les employés du parc d'attraction.

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Mais ils ne sont pas les seuls. Au total, 102 cas ont été découverts avec des états plus touchés que d'autres, tels que le Dakota du Sud, l'Utah ou encore l'Arizona.

Une question politique

Comme en France, la vaccination contre la rougeole aux #Etats-Unis n'est pas obligatoire. Mais là-bas, les croyances contre les vaccins sont tenaces. Il n'est pas anormal de voir des campagnes contre les vaccinations qui, selon les parents, pourraient causer l'autisme de leur enfant ou provoquer des dommages irréversibles.

Cette question revient souvent au cœur du débat politique entre démocrates et républicains et pourrait même avoir un impact sur la présidentielle de 2016.

Tandis que le parti de l'actuel président, Barack Obama, serait pour rendre obligatoire la vaccination, les républicains sont plus sceptiques.

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Selon des sondages menés par l'américain Pew Research Center, en 2009, les républicains et démocrates étaient en faveur de la vaccination à 71%. Cinq ans plus tard, ils ne sont plus que 65% des républicains à croire en les bienfaits de la vaccination, tandis que le pourcentage de démocrates en faveur a augmenté de cinq points.

Cette différence entre les deux partis s'explique par la nature plus conservatrice des républicains qui pensent que c'est aux parents de décider, comme l'explique le sénateur du Kentucky Rand Paul au New York Times : « Je pense que c'est une bonne idée de faire un vaccin, cependant c'est une décision personnelle pour chaque individu ».

Les Etats-Unis, à l'instar de la France, possèdent le même vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole, baptisé MMR (measles, mumps, rubella). Les discussions à la Maison Blanche ne font que continuer et il ne serait pas surprenant de ne voir aucune avancée d'ici la fin du mandat d'Obama.