Une maladie grave et invalidante au diagnostic tardif

Anciennement appelée psychose maniaco-dépressive (PMD), cette maladie grave et invalidante, touche 2% de la population mondiale. Compte-tenu des variations de l'humeur, il faut compter une moyenne de 10 ans et 4 médecins pour être diagnostiqué. 25% des malades font au moins une tentative de suicide dont 15% avec une issue fatale.

D'après Annie Labbe, présidente de l'Association ARGOS 2001, « c'est la première fois en France qu'une telle journée offre la possibilité aux patients, aux proches, aux professionnels de santé et au grand public de se rencontrer autour de la maladie bipolaire afin de lutter ensemble contre ce fléau et d'alléger les souffrances. »

Quels sont les symptômes ?

Les personnes cyclothymiques ont des fluctuation de l'humeur alternant des phases d'excitation (dites "maniaques") et de dépression, alternant avec des périodes d'humeur normale.

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Lors de périodes de "manies", la personne aura une diminution du sommeil, sera hyperactive, avec une accélération de la pensée, une euphorie et une désinhibition, une grande créativité, engagera des dépenses inconsidérées. On distingue deux types de malades :

  1. les maniaques, qui ont des phases d'exaltations conduisant à l'entreprise de nombreux projets, dont aucun n'arrivera à son terme,

  2. et les hypomaniaques qui concrétiseront chacun des projets entrepris dans cette période d'hyperactivité.

Pendant la phase stable, la personne est empathique, sociable, hypersensible, réfléchie, fiable, elle a de l'humour et parait équilibrée. En phase de dépression, elle rencontrera des troubles du sommeil, broiera des idées noires, se dévalorisera, culpabilisera et aura tendance à s'isoler, avec une réelle souffrance, des troubles de l'appétit, une sensation d'épuisement et des réactions morbides. Cela peut avoir des conséquences graves tant sur la personne elle-même que pour son entourage familial, amical ou professionnel. 

Ces troubles ont une origine biologique et psychosociologique

Les premiers troubles interviennent souvent après une période d'accumulation d'évènements négatifs dont la résilience individuelle est mise à l'épreuve.

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Les antécédents médicaux familiaux et personnels peuvent aussi être en lien avec la maladie. On s'est rendu compte que la chimie du cerveau des patients atteints de troubles est modifiée par rapport aux autres individus, d'où des traitements médicamenteux pour rétablir cette chimie.

Quelle thérapie ?

Au-delà de la prise en charge médicamenteuse avec un traitement régulier sur le long terme, il est nécessaire aussi d'avoir une psychothérapie du patient et de son conjoint, une hygiène de vie tant au niveau alimentaire qu'en terme d'activités afin d'éviter les excès, et enfin un contrôle permanent de soi pour reconnaitre les signes annonciateurs de phases maniaques ou dépressives afin de les prévenir ou en tout cas de les gérer avec le soutien de la famille et des amis.

L'association ARGOS 2001 a été créée en 2001 pour aider les patients atteints de troubles bipolaires et leurs proches, informer le corps médical des progrès thérapeutiques et sensibiliser le grand public pour lutter contre la désocialisation des patients.

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Elle organise des conférences, sur Paris et en région (10 antennes), ainsi qu'une permanence téléphonique : 01 46 28 00 20. #Médecine