Si le Sidaction est une association française, elle lutte tout naturellement contre la propagation du virus partout dans le monde. Depuis 1997, elle consacre une partie de ses ressources aux pays en développement.

Pour un accès universel au traitement

Aujourd'hui, ce sont 35 millions de personnes qui vivent avec le VIH. 63% d'entre elles n'ont toujours pas accès aux traitements. Les pays du Sud et particulièrement l'Afrique sont lourdement touchés par le virus. Selon les pays, on observe une grande disparité de l'accès aux soins. Au Rwanda par exemple, 80% des personnes porteuses du VIH bénéficient d'un traitement médical alors que dans le pays voisin, en République démocratique du Congo, « moins de 12% des malades qui ont besoin des traitements ont réellement accès aux antirétroviraux » comme le précise Eric Fleutelot, Directeur général Adjoint international de Sidaction.

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Pour lui, l'objectif est simple : « Donner aux acteurs locaux qui sont dans 28 pays en développement les moyens de pouvoirs mettre en place des activités de prévention, de soins et d'accès aux traitements »

Selon les estimations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), il faudrait arriver à mettre pas moins de 15 millions de personnes supplémentaires sous traitement pour arriver à 25 millions au total et ainsi pouvoir baisser considérablement le nombre de décès causés par le #Sida.

Dépister et stopper la transmission

La majorité des personnes porteuses du VIH dans le monde ne savent pas qu'elles sont séropositives. C'est pourquoi le dépistage doit se faire de plus en plus systématique grâce aux tests et que la sensibilisation des populations est importante. A cela s'ajoute le retard flagrant et inacceptable sur la prise en charge pédiatrique.

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En 2013, 3,2 millions d'enfants vivaient avec le VIH à travers le monde. La principale voie de contamination étant la transmission par la mère lors de la grossesse, l'accouchement ou l'allaitement. « Force est de constater qu'il y a encore beaucoup de femmes qui n'ont pas accès à la trithérapie, qui accouchent dans de mauvaises conditions et qui ont besoin des associations de lutte contre le sida pour avancer dans leur vie » constate Réjane Zio, responsable des programmes Santé de la mère et de l'enfant dans les pays en développement et en transition.

Aujourd'hui, les chercheurs connaissent les traitements biomédicaux pour prévenir la transmission pour les femmes enceintes d'Afrique. Les enjeux actuels sont de pouvoir les repérer pour leur donner accès aux centres de santé et enrayer ainsi l'augmentation des infections.