Créée en 1994, l'association Sidaction a fondé son existence sur un principe essentiel: réunir la recherche et le milieu associatif. Finançant à part égales des programmes de recherche et des associations d'aides aux malades et de prévention, en France comme à l'international, Sidaction est aujourd'hui la seule association de lutte contre le #Sida à soutenir la recherche en France. Une action nécessaire pour faire reculer la maladie qui tue encore chaque jour aux quatre coins du globe.

En France, 17 personnes par jour découvrent leur séropositivité

Le dernier bulletin épidémiologique de l'institut de veille sanitaire (Invs) publié en novembre 2014 nous donne les derniers chiffres sur la maladie.

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En 2013, en France, on dénombre 150 000 personnes qui vivent avec le VIH. Parmi elles, près de 30 000 l'ignorent. Cette année-là, 6200 personnes ont découvert leur séropositivité soit 17 par jour. Contrairement aux idées reçues et aux préjugés qui peinent à s'effacer, le bulletin précise que 55% de ces personnes ont été contaminées par voie hétérosexuelle.

« La seule arme qui peut vaincre le sida, c'est la recherche »

C'est la phrase clé qu'a choisi l'association pour son clip de campagne 2015. Un clip plutôt sobre, en noir et blanc, très efficace, et qui rappelle l'urgence du soutien à la recherche. « Face à un ennemi insaisissable, qui se cache, qui s'adapte, face à un ennemi intelligent, il faut de l'intelligence. » Et donc de la recherche. En 2014, ce sont 11,5 millions d'euros qui ont été collectés grâce au Sidaction dont 3,7 millions d'euros reversés en soutien à la recherche scientifique et médicale.

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Cette somme a permis de soutenir 88 projets en recherche fondamentale, clinique et sociale. Par ailleurs, 4,4 millions d'euros ont été utilisés en soutien aux malades à travers des programmes d'aides à l'international et 3,4 millions d'euros en France.

Il y a 20 ans, aucun traitement n'existait. « C'était une situation dramatique » comme le rappelle Françoise Barré Sinoussi, Prix Nobel de médecine et co-découvreuse du virus du Sida. Il n'y avait aucun traitement. Aujourd'hui, la trithérapie permet aux personnes qui vivent avec le VIH de vivre mieux ou du moins de « normaliser » leur espérance de vie. Cependant, rien n'est joué car malheureusement « les malades meurent des complications dues à ces thérapies », comme le précise Mickaël Ploquin, jeune chercheur financé par Sidaction. Si le Sida n'est plus, dans l'inconscient collectif, cette maladie honteuse qui tue, notamment auprès des jeunes générations, c'est un leurre. Car non, le vaccin n'existe pas et la maladie fait encore des ravages.

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Une coordination essentielle de tous les acteurs

Outre le fait de faire avancer la recherche, le Sidaction permet aussi la coordination des acteurs, des aides et des soignants partout sur le territoire et facilite ainsi l'accès aux soins pour les malades. Car la diversité des interlocuteurs est un véritable obstacle à la guérison. Le Sidaction, en regroupant les hommes et les femmes qui se battent chaque jour donne aussi plus de visibilité aux structures existantes. En 2014, ce sont pas moins de 116 programmes d'aide aux malades et 14 000 personnes qui ont pu être ainsi accompagnées et soutenues. Les associations Arcat ou Kiosque info Sida, dirigées par Eve Plenel ont ainsi bénéficié de cette grande couverture médiatique pour aider aux mieux les personnes qui en avaient besoin.

Pendant trois jours, les médias français se mettent au diapason pour relayer le combat du Sidaction, notamment 21 d'entre eux qui se mobilisent particulièrement pour que cette opération unique soit chaque année, meilleure que la précédente, et que le sida recule toujours un peu plus, jusqu'à l'éradication définitive. Les principaux défis sont aujourd'hui la rémission et la mise au point d'un vaccin. Pour celles et ceux qui souhaitent faire un don par téléphone, un seul numéro : le 110, accessible gratuitement à partir de tous les opérateurs et actif jusqu'au 17 avril prochain.