Pour beaucoup de parents, faire vacciner son enfant est quelque chose d'évident, mais pour d'autres, ça ne l'est pas. Défiance à l'égard des vaccins ou simple omission, les raisons sont multiples. Mais, le Premier Ministre australien a annoncé ce dimanche que tout parent qui ne ferait pas vacciner son enfant perdrait ses allocations familiales.



Vaccins et autisme, la peur des parents

En 1998, un article avait été publié, révélant des liens entre les vaccins administrés aux enfants contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR) et l'autisme. Ces informations avaient vite été démenties, mais les craintes n'ont pas quitté l'esprit des parents depuis, si bien que de plus en plus d'enfants de moins de 7 ans ne sont plus vaccinés contre les maladies infantiles.

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Une désobéissance qui pourrait coûter cher aux familles

Tony Abbott, le Premier Ministre conservateur de l'#Australie, estime que ces craintes n'ont aucune raison d'être. La mesure qu'il prévoit de mettre en place vise donc à obliger tous les parents à faire vacciner leurs enfants en bas âge, sous peine de se voir priver d'aides financières. Toutefois, des exceptions seront faites pour les parents invoquant des problèmes de santé pour lesquels la vaccination est contre-indiquée, ou bien des motifs religieux (susceptibles de remplacer l'actuelle clause « d'objection de conscience » puisqu'ils sont impossibles à vérifier).



Contre l'épidémie

Cette nouvelle politique n'a pas vraiment pour but de protéger les enfants, mais plutôt de prévenir les épidémies. En effet, lorsqu'un enfant est atteint de l'un des virus, tous les autres enfants avec lesquels il a été en contact sont susceptibles de l'être aussi.

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Frères et sœurs, voisins, camarades d'école, personne n'est à l'abri. Le problème dans tout ça ? Les parents qui ne trouvent pas le repos tant que leurs chérubins ne sont pas guéris, les instituteurs qui doivent faire la classe en comité réduit pendant plusieurs semaines, les familles en quarantaine...Autant de bonnes raisons d'empêcher son enfant de tomber malade en le vaccinant.



Une protection utile ?

Mais, ce qu'on oublie bien souvent (et ce dont le gouvernement australien semble faire peu de cas) c'est que, si la plupart de ces maladies sont bénignes pour les enfants, elles peuvent se révéler mortelles si elles sont contractées à l'âge adulte. Que faire alors ? Obliger les adultes aussi à se faire vacciner ? Dans une société où la majorité des adultes ont eu ces virus étant enfants et sont donc naturellement immunisés, cela reviendrait seulement à priver la faible proportion restante de l'une de ses libertés fondamentales, la liberté de disposer de son corps. Mais, à terme, c'est quelque chose de bien plus grave qui se profile, à savoir une population fragile entièrement dépendante des vaccins.

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Même si la notion d'obligation gouvernementale qui pèse sur ce qui relève de la sphère privée est discutable, il est compréhensible de vouloir protéger les petits et grands contre des maladies encore potentiellement mortelles telles que le tétanos. Mais, concernant la rougeole, la rubéole, les oreillons, et d'autres virus tels que la varicelle et la scarlatine qui ne tuent plus, le mieux n'est-il pas de laisser le corps s'immuniser tout seul en combattant l'infection par lui-même ?