Des milliers de morts

Quand il est apparu pendant les années 80, le virus du VIH a dans un premier temps été qualifié de cancer « gay », car touchant de manière prépondérante la population homosexuelle. Face à cette maladie inconnue, aucun traitement ne permettait de guérir du virus. Les médicaments ralentissaient tout au mieux l'évolution de la maladie. Beaucoup d'homosexuels ont perdu des proches, des amis, des compagnons durant les premières années de la maladie.

L'arrivée des trithérapies à la fin des années 1990 a amélioré la prise en charge de la maladie. Mais prise en charge ne signifie pas guérison. Les séropositifs doivent prendre un traitement quotidien afin de retarder l'évolution du VIH.

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C'est un traitement lourd, et épuisant. Les personnes atteintes du VIH n'ont malheureusement que cette solution, et malgré les progrès de la recherche, un vaccin n'est pas encore à l'ordre du jour.

Une maladie qui ne fait plus peur

Aujourd'hui encore, le VIH est encore assimilé à la population homosexuelle. Certes, il y a plus d'homos que d'hétéros infectés. Mais cet amalgame favorise la propagation de l'épidémie.

Beaucoup d'hétéros ne se protègent pas en pensant qu'ils ne sont pas concernés par la maladie. Les récentes études montrent aussi une augmentation du nombre d'infections chez les personnes âgées, de 60 ans et plus. En effet, ces derniers avaient déjà 40 ans passés lorsque l'épidémie apparut au grand public, et ne se sentent tout simplement pas concernés par la maladie.

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Mais le principal fait à prendre en compte est que le VIH ne fait plus peur. L'hécatombe à laquelle étaient soumis les homos est moins visible. Et ce manque de visibilité a malheureusement entraîné un relâchement dans les comportements, homos ou hétéros.

On estime aujourd'hui à 30 000, le nombre de personnes vivant en France avec le VIH sans en avoir connaissance. Ce chiffre ne baisse pas, et c'est aussi ce qui inquiète les autorités sanitaires. Pour cause, le préservatif est de moins en moins utilisé, favorisant les risques d'infection. Ce n'est pas parce que votre partenaire ne pense pas à la capote, qu'il/elle n'est pas infecté. Aujourd'hui, plus que jamais, la capote reste de mise lors de tout rapport sexuel.

C'est une condition sine qua none pour contribuer à faire disparaître la maladie. A défaut d'un vaccin efficace, c'est le seul moyen dont nous disposons à l'heure actuelle. #Sida