À l'heure des sciences cognitives et des intelligences artificielles, cette discipline âgée près d'un siècle s'estompe petit à petit. Dès l'âge de 17 ans, les Français se familiarisent en cours de Philosophie, avec les notions du "ça", les "névroses", le "refoulement" et "l'inconscient". Pour celles et ceux qui envisagent de découvrir la psychanalyse en "profondeur" à la sortie du BAC, il vous faudra être patients lors de votre parcours universitaire.

De l'âge d'or vers un déclin significatif

La grande période de la psychanalyse remonte aux années 1960-1980, et observe inévitablement son déclin à partir des années 1990.

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Dans le monde des difficultés économiques, la psychanalyse est souvent réservée à des personnes capables de payer. La psychanalyse n'étant pas remboursée, celle-ci aura du mal à trouver sa place. De plus, les gens d'aujourd'hui souhaitent des résultats beaucoup plus rapides. La psychanalyse se travaille sur le long terme, doit prendre en compte l'Histoire du sujet et sa propre pensée. Aucun conseil ne peut être apporté et encore moins une solution. Les éventuels patients se tourneront vers de nouvelles thérapies, et des approches plus comportementalistes.  

Analyse Vs Thérapie cognitivo-comportementale (TCC) 

Peut-être que "TCC" n'est pas familier pour vous, pas de panique ! La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) est une thérapie brève, validée scientifiquement, qui cherche à faire disparaître des comportements et des pensées négatives qui ne s'accordent pas avec la réalité. 

Christophe André, praticien en TCC1 : "Les thérapies comportementales et cognitives sont aujourd’hui considérées comme les plus efficaces dans le traitement des phobies, des troubles obsessionnels compulsifs, des conduites addictives et des maladies anxieuses. Elles s'attachent à résorber le symptôme mais aussi à modifier les croyances qui le sous-tendent. Elles ne s’adressent pas seulement aux pathologies sévères, mais aussi à tous ceux qui ont le sentiment qu’il leur manque des outils pour affronter le stress ou la relation aux autres. Les TCC permettent alors d’acquérir les stratégies émotionnelles et comportementales qui manquent à leur bagage éducatif."   

Et de l'autre côté nous avons la psychanalyse, souvent décrite par le reste de la communauté scientifique comme pseudo-science. Celle-ci doit évoluer afin de revenir en course, résoudre les conflits entre ses propres courants internes. La psychanalyse ne plaît plus. Prenons l'exemple des universités françaises : la plupart de ces dernières prône majoritairement l'approche des sciences cognitives. Car elles ne font qu'évoluer, et séduisent de plus en plus les étudiants, quelques résistants en cours de Psychopathologie vont parler et orientent leurs cours vers la psychanalyse.  

La psychanalyse n'est pas encore morte, mais une évolution reste nécessaire. Néanmoins, des esprits neufs avec tous les courants psychologiques imaginables entre les mains, peuvent en redorer le blason.

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1 Les thérapies cognitives de Christophe André - Edition Bernet-Damillo, 2002.

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